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Accompagnements & soins

N'oublions pas la maladie de Parkinson

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 11/04/2016

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Mobiliser les capacités

Annie de VivieCe 11 avril, c’est la journée mondiale Parkinson. L’occasion pour France Parkinson et d’autres associations dédiées de nous informer sur la maladie qui touche entre 150 et 200 000 personnes en France.

Le Pr Zuber, neurologue et chef de service de neurologie de l’hôpital Saint-Joseph à Paris, a ouvert ses portes pour répondre aux questions.

Il rappelle que la maladie ne se soigne toujours pas mais que les traitements médicamenteux, non médicamenteux (kinésithérapie, orthophonie, soutiens psychologiques) et la neurostimulation viennent sensiblement diminuer ses symptômes pendant 5 à 10 années.

Parmi les troubles on retrouve : les tremblements de membres au repos, l’hypertonie (raideur au niveau des membres, résistance à réaliser les gestes) et akinésie (perte de la fluidité dans les mouvements qui deviennent plus lents). La personne atteinte va marcher à pas de plus en plus petits, penchée en avant, son visage va devenir moins expressif (atténuation des mimiques). Des troubles de la mémoire peuvent apparaître et s’aggraver.

Visuel France Parkinson, journée mondialeAvec le temps, les signes vont empirer et même si de nombreux malades Parkinsoniens vont réadapter leurs traitements et vivre chez eux, d’autres devront entrer en institutions médicalisées de type EHPAD.

L’attitude passive n’est pas une bonne indication de l’état psychique et intellectuel du patient”, rappelle le Pr Zuber.

Le fait que la personne malade parle peu, bouge peu, peut induire en erreur le comportement de l’entourage professionnel. Il peut croire que l’intellect n’est pas là et ne pas s’adresser normalement à ce résident malade.

La gestion des prescriptions médicamenteuses qui se complexifie avec le temps, demandera une attention toute particulière, tant à domicile qu’en institution.

Il faut profiter de tous les moments de la vie pour leur donner le bras et les aider à faire quelques pas” insiste le Pr Zuber. Laisser une personne malade en fauteuil, c’est augmenter le risque de rétraction, de douleurs, et précipiter la perte d’autonomie”.

Parkinson : une maladie qui mobilise les proches et tous les professionnels en interdisciplinarité.

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