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Réseaux & territoires

Sanctuariser les crédits solidarité

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 06/06/2017

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Le lundi de Pentecôte est l’occasion de revenir sur les crédits générés par la Contribution de solidarité pour l’autonomie (CSA), que la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) répartit dans les départements vers les publics fragilisés (personnes âgées, personnes handicapées).

Annie de VivieCette contribution doit rapporter 2,37 milliards d’euros à la CNSA en 2017 pour financer 1,42 milliard d’euros de mesures pour 1 265 000 personnes âgées : 473,3 millions d’euros versés aux conseils départementaux pour le financement de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) et 946,6 millions d’euros alloués aux établissements et services médico-sociaux. Les 946,6 millions d’euros restant sont au bénéfice des 184 000 personnes handicapées bénéficiaires de la PCH (prestation de compensation du handicap) et des établissements qui prennent soin d’elles.

Les retraités imposables s’acquittent eux de la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (CASA) : 748 millions d’euros prévus en 2017 pour financer pour 453,7 millions d’euros la revalorisation de l’APA à domicile, 180 millions d’euros des actions de prévention de la perte d’autonomie (conférences des financeurs, forfait autonomie, versés aux conseils départementaux), 6 millions d’euros le renforcement de l’accompagnement des proches aidants et le développement de l’accueil familial et enfin pour 10 millions d’euros la réhabilitation des foyers-logements rebaptisés résidences autonomie (versement à la Caisse nationale d’assurance vieillesse).

La CNSA poursuit aussi son soutien aux acteurs du secteur : Le Synerpa Domicile cette semaine.

Les départements viennent compléter la dotation de la CNSA pour financer l’APA à domicile et en établissement, pour plus de 12,5 milliards d’euros auxquelles s’ajoutent 25 milliards d’euros entre l’Etat et la Sécurité sociale pour les soins.

Les départements se tournent vers les particuliers-employeurs faces aux enjeux de l’emploi et de l’aide à domicile. Ils hurlent face aux tensions budgétaires et la montée des demandes. Les professionnels de terrain (Fnadepa, FHF, Uniopss, AD-Pa) constatent des tarifs dépendance en convergence vers le bas” alors que le secteur reste sous tension avec des indices SQVT (santé et qualité de vie au travail) alarmants (voir l’étude de l’Ifop sur l’absentéisme cette semaine).

Si l’Odas tempère ces réalités pour 2016, 2017 pour les finances départementales, l’avenir n’est pas rose.

Face au manque de représentativité des besoins des personnes âgées fragilisées et des professionnels qui prennent soin d’elles, l’AD-Pa a demandé un rendez-vous au nouveau Premier Ministre.

L’association réclame au Président de la République, la plus grande transparence au regard des crédits votés vers la CNSA et annuellement sous-consommés, détournés”.

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