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Accompagnements & soins

Introduction à la médecine informative

Auteur Rédaction

Temps de lecture 3 min

Date de publication 10/04/2019

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Pour les troubles psychiatriques/​neurologiques


Il n’y a pratiquement pas de différence entre « matière » et « information » dans le cerveau humain : le traitement de l’information passe par des réactions chimiques. Il est donc possible d’aborder les pathologies du cerveau de plusieurs façons, pas uniquement du côté de la matière comme le fait la médecine moderne, mais aussi du côté de l’information. Nous avons regroupé ces différentes approches sous le nom de « Médecine Informative ».



Mots-clés : cerveau — troubles psychiatriques – neurologie – matière – information — médecine informative

Le cerveau est un organe qui reçoit et traite l’information en provenance de notre environnement. Le traitement de cette information passe par des réactions chimiques et par conséquent matière et information sont quasiment la même chose dans le cerveau. Il convient de noter que le degré selon lequel l’environnement est favorable à la vie et selon lequel il impacte la santé, a été déterminé exclusivement en évaluant la matière, par exemple les substances toxiques, et en évaluant l’énergie, par exemple l’exposition au rayonnement. Cependant, étant donné le rôle du cerveau chez les animaux supérieurs, nous nous interrogeons de plus en plus sur la pertinence d’évaluer l’environnement uniquement sur la base de la matière et de l’énergie.

En 1989, Tsutomu Oohashi a pour la première fois proposé un cadre pour une science de l’information de l’environnement afin de mieux appréhender l’environnement en ajoutant à la matière et à l’énergie, une troisième dimension, l’information. Dans le cadre proposé par Oohashi, il y a deux types d’information : « l’information essentielle » analogue aux nutriments essentiels, nécessaire pour le maintien en bonne santé, et « l’information toxique » analogue aux substances toxiques, délétères pour l’état de santé de l’être humain.

Afin d’éliminer les maladies environnementales provoquées par l’inadéquation entre l’environnement et les phénomènes liés à la vie, les techniques thérapeutiques doivent être appliquées non seulement sur les individus affectés mais également sur la cause environnementale elle-même. La science de l’information environnementale a ainsi conduit à la création du concept de médecine informative, une approche non médicamenteuse innovante qui peut aider aussi bien dans le traitement que dans la prévention d’un certain nombre de troubles psychiatriques et neurologiques. Le concept de base de la médecine informative est d’améliorer la qualité de l’information environnementale pour la rendre plus favorable au maintien en bonne santé par l’apport d’information essentielle et l’élimination d’information toxique. Parce que la médecine informative implique une approche environnementale pour éliminer les causes profondes de la pathologie, en corrigeant les facteurs de causalité environnementaux, elle est complémentaire des thérapies conventionnelles, comme les traitements médicamenteux, et non pas en opposition à celles-ci.

Dans une série d’études sur le concept de médecine informative, nous avons comparé l’environnement sonore des forêts tropicales naturelles, dans lequel les gènes humains ont évolué depuis notre descendance des primates, avec l’environnement sonore d’un milieu urbain artificiel. Nous avons découvert que les signaux à haute fréquence dépassant les limites audibles de l’être humain sont abondants dans l’environnement sonore des forêts tropicales alors qu’ils sont pratiquement inexistants dans un environnement urbain. Des recherches comme celles utilisant des technologies de pointe en neuro-imagerie, ont révélé que le cerveau moyen, le thalamus et l’hypothalamus sont plus fortement activés lorsqu’ils se trouvent dans un environnement sonore avec des signaux à haute fréquence que lorsqu’il y a absence de ces mêmes signaux.

Il est notoire que certains troubles psychiatriques et neurologiques sont liés, directement ou indirectement, à des dysfonctionnements des parties profondes du cerveau humain. Un déséquilibre chronique de l’activité cérébrale profonde provoqué par une déviation de l’information environnementale par rapport à sa qualité originelle, inscrite dans nos gènes, peut engendrer des problèmes de santé physiques et psychiques. A l’avenir, il sera peut-être possible d’optimiser l’activité cérébrale profonde en utilisant des technologies média de pointe pour fournir les composants à haute fréquence aujourd’hui absents de nos environnements urbains modernes et par là-même à contribuer à la prophylaxie et à la thérapie de de diverses pathologies.

Dans la partie finale de ma présentation, je vais définir l’Humanitude comme une des applications les plus performantes en médecine informative. Nous pensons que la combinaison entre l’Humanitude et une médecine informative orientée environnement, améliorera non seulement la qualité de vie des personnes soignées mais également celle des soignants eux-mêmes.

Nous espérons beaucoup que les avancées de la médecine informative fondée sur le concept de la science de l’information environnementale, nous conduisent vers une amélioration des traitements et de la prévention de différents troubles psychiatriques et neurologiques et vers une meilleure prévention de la santé de notre cerveau.

Pr. Manabu Honda, directeur du département de recherche fonctionnelle sur le cerveau, Centre national de neurologie et psychiatrie, Tokyo (Japon)

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