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Qualité & management

Virus : protections versus sur-protections

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 03/03/2020

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Analyse éthique des risques

Impossible d’échapper à la crainte du coronavirus aujourd’hui, partout en France.

Impossible de ne pas suivre à la lettre les recommandations que les professionnels aimeraient encore plus claires pour les acteurs du médico-social.

Impossible de ne pas se sentir concerné tant dans les services à domicile qu’en établissements.

Les services de la branche domicile saluent d’ailleurs cette semaine une valorisation salariale tant attendue… mais pas clairement financée. La revalorisation des salaires au vu des services rendus est la première revendication de l’Indice d’alignement humain ouvert à tous les services volontaires. Quant aux expérimentations sur le Baluchon Alzheimer ou relayage à domicile, elles gagnent à être connues.. et financées.

Pour les Ehpad, cette crise du coronavirus peut d’un côté les isoler encore plus du monde (en mode surprotection) mais aussi les montrer comme ressources des territoires : sources d’informations avec des professionnels de santé investis, partage des éventuels services de télémédecine (téléconsultations), lieu ressources… un jour qui sait ?

Cette crise du coronavirus tombe à nouveau sur les épaules des professionnels qui auront besoin de toutes les ressources, médicamenteuses ou non : comme le violoncelle de Claire Oppert appelé le pansement Schubert”. Cette crise peut raviver des tensions, des conflits au travail (voir les recommandations du livre Prévenir et résoudre les conflits au travail dans le secteur social et médico-social).

Entre mesures de protections légitimes, nécessaires, citoyennes et mesures de surprotections qui risquent d’isoler encore plus les personnes fragilisées, savoir positionner le curseur est sensible, subtil.

Comme nous sommes tous concernés, à nous de prendre notre part, de participer à notre place à cette nouvelle crise (voir les outils de participation possibles des plus âgés).

Parce qu’au nom de notre citoyenneté, nous voulons protéger, nous protéger sans surprotéger.

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