Aller sur la navigation Aller au contenu principal Aller sur la recherche

Accompagnements & soins

Covid, canicule, transition démographique... auxiliaire le médico-sociale ?

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 29/04/2020

0 commentaires

Non pas auxiliaire, mais clé dans le système de santé… à financer

Le médico-social, ses acteurs, ses métiers, ses professionnels restent des auxiliaires du système de santé, dans la tête de nombreux décideurs publics, mais aussi dans les têtes des citoyens.

Des métiers très féminins, aidants, soutenants, mais invisibles, bien peu considérés et reconnus… à leur juste valeur.

Alors qu’ils sont indispensables, dans cette crise sanitaire notamment.

Comment avancer en âge (et faire face au Covid) sans services de soutiens, d’accompagnements, de soins aux domiciles, en établissements d’accueils ?

Comment les services sanitaires pourraient fonctionner sans ces services en amont et aval de leurs soins indispensables ?

Des services aux domiciles (emmenés par Alenvi) interroge le terme même d’auxiliaire de vie.

Le médico-social n’est pas auxiliaire dans l’adaptation de la société à son vieillissement. Il est un des rouages clé, en lien avec les autres services économiques, techniques, culturels des collectivités locales, des politiques publiques.

Le médico-social est un secteur au professionnalisme qui doit s’affirmer. Il relève d’un environnement réglementaire tellement complexe, même si des assouplissements sont proposés aux Ehpad notamment.

Ses professionnels sont en première ligne face à des réalités de plus en plus complexes : polypathologies, états confusionnels, situations de handicaps multiples, épuisement des proches aidants, fins de vie.

Sans un professionnalisme de haut vol impossible d’allier à la fois : finesse de l’évaluation, de la relation (vous avez dit distanciation sociale ?” questionne Richard Pierre Williamson dans un billet d’humeur), de l’ajustement (confinement et vie sociale dans un Ehpad public de Guingamp versus déconfinement et organisation des visites), avec des techniques d’accompagnements, d’aides et de soins tapissées des mesures d’hygiène et de sécurité (voir l’actualisation sur la collecte et l’entreprosage des DASRI cette semaine), d’innovations sociales, technologiques, le tout en coordination d’une intervention à l’autre !

Des métiers superbes, denses, aux responsabilités immenses pour aider à vieillir debout, jusqu’au bout.

Au risque de s’oublier, de s’épuiser, au regard des sous-dotations chronique, et de la pression d’une crise sanitaire aujourd’hui, d’une canicule demain. Ces professionnels utilisent peu les services et plateformes de soutiens psy et coach. Au point que des cellules d’urgences médico-psychologiques (CUMP) ont décidé d’aller au devant d’eux (dans les Ehpad notamment) pour les aider à parler, à poser leurs émotions, leurs peurs, leurs ressentis, reconnaître l’importance de leur métier, retrouver du sens et retrouver l’énergie de transformer les problèmes, les difficultés en projets.

Un secteur sous pression qui renvendique des mesures d’urgence face à l’épuisement des équipes et aux tensions financières que la crise du Covid 19 a accentuée.

Le secteur du Grand Age sera pourtant un des leviers du plan de relance économiques de sortie de crise estime Dominique Libault (auteur du rapport de mars 2019 préfigurateur de la loi Grand Age) Un secteur sources d’emplois dans les services, dans la construction d’habitats multiples et de rénovations énergétiques etc.

Un secteur médico-social tout sauf auxiliaire.

Partager cet article
Tags