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Réseaux & territoires

La prévention : un investissement pour réduire les dépenses

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 06/02/2012

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Annie de VivieAprès des décennies d’investissement dans l’action curative, la réponse aux besoins d’aide et de soin, il semble que nous changions de paradigme.
La prévention s’installe sur le devant de la scène.

Les premiers médecins, professionnels convaincus de l’intérêt des actions de prévention (éducations thérapeutiques, sensibilisations, aménagemenst de l’environnement, formations…) sont aujourd’hui rejoint par les économistes, financiers qui estiment le retour sur investissement favorable.

Favoriser le lien social, la prévention des chutes, l’aide à la marche (Vivre debout jusqu’au bout), éviter la iatrogénie, accompagner les aidants … toutes ces actions qui passaient au deuxième plan derrière les actes thérapeutiques directs, trouvent aujourd’hui de fervents défenseurs au plus haut niveau de l’Etat (lancement d’un comité interministériel présidé par le Pr Aquino).
La raison en est simple : face au vieillissement et à la montée en puissance des maladies chroniques (Maladie d’Alzheimer, hypertension, dépression,diabète…), le soin menace d’implosion tous les budgets (les agences de notation menacent).
Seule la prévention est en mesure de canaliser les dépenses.

Concernant les personnes trés âgées ou trés malades, le prendre soin doit être fondé sur les capacités des personnes (et non uniquement leurs pathologies), sur l’éducation des personnes malades et de leurs proches.

L’enjeu est d’éviter à court ou moyen terme des hospitalisations, des recours excessifs aux urgences, une consommation médicamenteuse d’autant plus coûteuse qu’inappropriée.

Cette proposition d’agir sur les capacités restantes est défendue depuis de nombreuses années par de nombreux acteurs professionnels, sociaux, médico-sociaux.
Leurs actions éclatées sur le territoire, n’ont pas suffisamment été structurées, soutenues, fédérées et évaluées pour permettre la publication de résultats opposables. Chacun a tenté de convaincre, d’avancer (Chez Agevillage par exemple, nous proposons un DVD destiné aux aidants de personnes malades Alzheimer sur l’approche Humanitude).

Le Haut Conseil pour l’avenir de l’Assurance Maladie (HCAAM) a déjà estimé en 2011 à 3 milliards d’euros les économies potentielles d’une meilleure gouvernance du prendre soin (filières coordonnées de l’évaluation au plan d’aides, suivi, préventions).

Ce nouveau cap vers la prévention va influencer les politiques publiques, les budgets, les tarifications, les réponses, les offres, les métiers, les formations. A condition d’aller vite et de manière coordonnée.
Beaucoup de sujets à suivre chaque semaine !

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