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Accompagnements & soins

Gérontechnologies : complément oui, substitut non

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 19/03/2012

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Annie de VivieLes technologies s'invitent toujours plus dans notre quotidien. Pour se déplacer, échanger, communiquer, s'informer, et même se soigner, les machines intelligentes prennent de plus en plus de place.

Faut-il s'en plaindre ?
Oui, si l'on n'est pas accompagné, formé, soutenu dans l'usage de ces technologies. L'association Old Up a décidé de proposer des stages d'initiation aux technologies aux plus de 80 ans qui se sentent exclues. Des étudiants, des médiateurs présentent patiemment les fonctionnements, les branchements, et dédramatisent l'usage quotidien. Un exemple : se former à acheter un billet de train sur les bornes SNCF !

Oui, si des robots viennent totalement suppléer la présence humaine, la chaleur d'une main posée, d'un regard, d'un sourire, d'un éclat de rire. Malgré leur design, leur douceur, les robots (Kompaï, Compagnon) et autres peluches destinées aux personnes désorientées, ne pourront jamais remplacer le contact direct.

Oui, si ces systèmes dit d'aides deviennent des instruments de contraintes, de sur-sécurité (capteurs, bracelets), voire de "contention détournée".

Non si ces machines viennent soulager le quotidien (robots aspirateurs, télécommandes) et compléter des plan d'aides coordonnés, proposant à la fois des services professionnels humains et toutes ces aides techniques de la canne, à la domotique pour faciliter l'habitat (ouvertures des portes, des volets...) à la télémédecine qui permet d'éviter des déplacements inutiles chez des médecins, des spécialistes débordés, éloignés. Les investissements nécessaires sont importants (réseau, matériels) mais l'étude de situations "à distance" se développe.
Il faut rester vigilant sur la sécurité de ces systèmes d'informations (archivages des données, secret médical) et sur les relais humains nécessaires au côté des personnes fragilisées.

Non si l'on pense à ces très vieilles personnes, certaines sont même malades Alzheimer, qui découvrent ces instruments (ordinateurs, Internet), qui s'en emparent pour répondre à leurs projets, leurs envies (souvenons-nous de cette vieille dame, juste diagnostiquée malade Alzheimer et qui a souhaité terminer sa thèse).
Très vite les uns et les autres utilisent ces outils pour communiquer avec les proches, s'informer, voyager, gérer les comptes en banque, acheter les courses...
L'âge n'est plus un critère discriminant. Ainsi votre magazine Agevillage a d'abord été lu par les aidants de personnes âgées fragilisées, mais nombre d'entre elles s'équipent aujourd'hui et viennent s'informer des aides au grand âge. Elles saluent de pouvoir lire les "avis des résidents" dans notre annuaire des maisons de retraite !

Alors rester totalement hermétique aux évolutions technologiques est bien sûr une question de choix, d'aspiration mais qui semble dommageable, si l'on souhaite rester connecté avec les autres et notamment les autres générations "qui sont nées dedans".
Cela demande d'être initié, accompagné, soutenu, physiquement, patiemment. Bref, du contact humain.
Les technologies sont des outils qui peuvent donc être d'une grande utilité (éviter de perdre une personne qui ne sait pas retrouver son chemin). Leur usage doit régulièrement être interrogé, avec la personne concernée et ses proches. Par ailleurs, leurs coûts dans leur dimension "gérontechnologique" restent encore rédhibitoires.

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