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Réseaux & territoires

Participer à la recherche

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 14/05/2012

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Annie de VivieLe secteur médico-social participe encore peu aux études et recherches scientifiques, apanage du secteur sanitaire et de ses professionnels de santé.

On peut avancer plusieurs hypothèse à ce déficit de publications sur ses réalisations :
- son histoire, sa culture
- les professions mobilisées (moins soignantes”)
- le caractère un peu disparate de la population étudiée (à l’encontre des notions de cohorte mieux sélectionnée et plus homogène)

Inévitablement on pense aussi au manque chronique de moyens financiers du secteur médico social, ses taux d’encadrement notoirement insuffisants pour soutenir, manager des projets de recherche. Il est à regretter, compte tenu de la manne que représentent les essais cliniques de médicaments pour les établissements hospitaliers, que les éhpad ne s’organisent pas pour profiter un peu de ces retombées.

Agevillage relaie au fil de ses newsletters les appels à projets, les appels à communication (pour des posters dans des congrès scientifiques).

Souvent il faut s’associer à une équipe de recherche… ce qui peut être l’occasion de rencontres très riches. Elles se trouvent dans les centres de recherche, les universités, et souvent dans les grands centres hospitaliers. Encore une fois, il est a regretter que les Ehpad, les services à domicile, les centres d’informations, de conseils, d’aides aux aidants… n’aient pas une démarche plus proactive en direction du monde scientifique.

Dialoguer avec des chercheurs, échanger sur leurs méthodologies, leurs démarches et outils d’évaluations, publier des résultats sont des expériences certes prenantes mais aussi passionnantes, enrichissantes (sur tous les plans) et valorisantes pour les expériences publiées (et donc accessibles partout en France, voire dans le monde).

Des fonds existent pour accompagner ces recherches. Ces financements sont nécessaires pour financer la gestion de projet (temps, compétences souvent négligées), le/​les chercheurs, les temps de déplacements/​hébergements (pour les recueils de données), les dépouillements, les analyses statistiques, les traductions en anglais, les mises en forme…
Les financeurs (laboratoires, agences, fondations, caisses, comme la CNSA) nous disent souvent souhaiter soutenir plus de recherches scientifiques dans le secteur médico-social.

A l’instar de l’HAS qui pilote le programme européen ALCOVE sur les initiatives autour des malades Alzheimer, nous ne pouvons que vous y inciter.

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