Aller sur la navigation Aller au contenu principal Aller sur la recherche

Qualité & management

Obtenir ses aides selon ses revenus et non selon son âge

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 08/07/2012

0 commentaires

De Vivie AnnieL’information cette semaine selon laquelle la Ville de Paris supprime la gratuité des transports pour les personnes âgées ou handicapée, m’évoque deux analyses :

La première rappelle l’agacement régulier de Maurice Bonnet, feu le président du Conseil national des retraités et personnes âgées (CNRPA) qui estimait qu’en tant que retraité aisé” il n’avait pas à bénéficier de la gratuité dans les transports grenoblois alors qu’un chômeur devrait payer son ticket”. Son emportement venait heurter les revendications d’associations ou syndicats de retraités. 

Pour lui, les aides financières ne relevaient pas d’une barrière d’âge, mais de conditions de revenus.
A quel titre, tous les vieux bénéficieraient-ils de la gratuité des transports en commun ? s’interrogeait-il
La respectabilité ? Les vieux seraient plus respectables que les plus jeunes ? ironisait-il.
La reconnaissance de la vie vécue, du travail effectué ?
Non, les réductions pour les transports s’adressent aux personnes en situation sociale précarisée et en situation de handicap.

Or voilà ma deuxième analyse : comment ne pas s’inquiéter de la pression imposée sur les budgets sociaux, face à ces temps de crise économique et de réduction des dépenses publiques ?
On le sait, le nouveau gouvernement aura à trouver des milliards d’euros pour respecter ses engagements d’équilibre budgétaire.

De nombreux rapports comme ceux du Haut conseil à l’avenir de l’assurance maladie — HCCAM) rappellent qu’un euro investi dans notre secteur est d’un excellent rapport en termes d’hospitalisations évitées, réduction de la consommation médicamenteuse, en filières coordonnées et labellisées de services créateurs d’emplois pérennes. Mais les marges de manœuvre sont étroites et les tetnations de bénéfices à court terme aigues.

C’est une vision du vivre ensemble (jeunes, vieux, quatre/​cinq générations les unes à côté des autres, les bien portants et les malades, les handicapés) qui doit l’emporter.
Sans volonté politique forte pour bousculer les organisations (la gouvernance” du secteur sanitaire, social et médico-social), les territoires, les prérogatives, les corporatismes … on risque d’assister à une tension terrible sur l’aide apportée aux plus fragiles.
Le rêve d’une société pour tous les âges s’envolera.
A chaque citoyen de se mobiliser.
Car selon moi Le pire n’est jamais sûr”, pour contrecarrer la loi de Murphy. 

Partager cet article