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Accompagnements & soins

Naître et mourir : questions de prendre soin

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 22/10/2012

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Annie de Vivie

Naître et mourir sont deux étapes clés de notre vie. Ces deux moments essentiels posent la question de l’accompagnement. 

On sait aujourd’hui qu’on n’accueille pas un nourrisson sans le toucher, lui parler, le caresser. On sait moins que la fin de vie doit être accompagnée de la même manière. 

La psychologue Danièle Rapoport (qui a publié avec Françoise Dolto et Bernard This) a montré au cours du colloque la Cause des Aînés 2, qu’en 1970, c’est-a-dire hier, les puéricultrices étaient bien notées sur la vitesse avec laquelle elles lavaient un tout petit (sans regards, sans paroles, sans douceur, forcément) ! 

Marteler que les soignants prennent soin d’êtres humains et non d’objets de soin est une évidence récente.

La médicalisation, dans sa dimension purement technicienne a été battue en brèche et nous avons pris conscience au fur et à mesure que le bébé était une personne qu’il fallait traiter comme telle.
Mais qu’en est-il aujourd’hui des vieilles personnes notamment quand elles sont atteintes de pathologies neuro-dégénératives, quand elles vont bientôt mourir ?

Les professionnels du soin, le grand public n’ont pas encore conscience qu’il est possible de vivre et mourir debout”, jusqu’au bout. Nous ne partageons pas encore l’idée que le temps du mourir n’est pas interminable (il dure quelques jours a rappelé à ce colloque Yves Gineste le co-fondateur de la Philosophie de soin de l’Humanitude). Pour cela, il faut que l’entourage soit présent, en nombre suffisant, formé.
Cet entourage, professionnel ou non, devra s’adapter, s’ajuster à chaque situation.
Il devra pouvoir s’appuyer, à domicile ou l’hôpital, sur des soins palliatifs qui sont encore insuffisamment connus et reconnus.
Et ces professionnels de la fin de vie savent que leurs savoirs ont des limites.

Ils nous apprennent qu’il faudrait savoir quand abandonner toute forme de pouvoir, pour s’ouvrir au mystère de la vie.
Celle qui apparait.
Celle qui s’en va.

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