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Accompagnements & soins

Métiers du grand âge : aider à vivre, à vieillir, à mourir

Auteur Annie De Vivie

Temps de lecture 2 min

Date de publication 14/09/2022

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Drôle de message pour les professionnels, pour les personnes en situation de vulnérabilité que l’abandon de la loi grand âge et le lancement d’une loi fin de vie pour l’euthanasie et le suicide assisté, a lancé Jérôme Guedj, député, en conclusion des Assises des Ehpad 2022.

Si le Conseil consultatif national d’éthique ouvre la voie à « une aide active à mourir », son avis publié ce 13 septembre bouscule les repères éthiques justement.

Il bouscule aussi les professionnels en première ligne.

Car les métiers du grand âge visent à aider à vivre, vieillir et mourir au plus près des attentes des personnes concernées, dans le respect de leurs valeurs et de celles de notre République.

L’Observatoire du grand âge (Ogra) le sait. Il lance des ateliers participatifs où il convie les professionnels comme le grand public.

L’enjeu est de créer un rapport de force pour imposer l’importance de ces métiers du grand âge, à reconnaître, à financer.

Dans cette rentrée morose, la dynamique de projet permet de garder de l’énergie, une vision. N’hésitez pas à candidater aux appels des ARS vers des centres de ressources territorial que vous soyez structure du domicile, établissement. La Semaine nationale de la dénutrition 2022 vous invite aussi à inscrire votre événement avant le 22 septembre. Du côté de l’habitat inclusif, découvrez la nouvelle fédération des maisons partagées seniors.

L’impatience monte notamment au lendemain du lancement du volet Bien Vieillir” du Conseil national de la refondation, pour lequel les fédérations professionnelles n’avaient pas de mots assez durs.

Il y a vraiment urgence d’agir face aux pénuries de personnels, à l’inflation galopante, à la démographie qui nous rattrape.

Et c’est le président de la Cour des Comptes, Pierre Moscovici qui le dit.

Le ministre Jean-Christophe Combe était très attendu pour la conclusion des Assises des Ehpad ce 14 septembre.

Il ne faut pas reporter à une loi ce qui peut être mis en œuvre rapidement” a‑t-il déclaré. Il met le cap sur des ateliers d’une Fabrique du bien vieillir, contre l’âgisme, pour la prévention et à court terme, il annonce un PLFSS ambitieux.

Reste que la concomitance de l’abandon d’une loi grand âge avec le lancement d’un débat vers une aide active à mourir pose questions, voire sidération, colère.

Les décideurs politiques ont-ils pris conscience du mal vivre, mal vieillir, mal mourir liés aux insuffisances reconnues dans les financements du secteur ?

Les décideurs politiques ont-ils pris consciences de l’investissement, de l’engagement des professionnels en première ligne qui s’épuisent, perdent le sens, culpabilisent et demain seraient poussés à une rupture anthropologique ? 

Les décideurs sont-ils prêts à assumer ces métiers du grand âge qui sont d’aider à vivre, vieillir, mourir debout, dignement ? 

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