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Réseaux & territoires

De l'indécence d’une loi Fin de vie sans une loi Grand âge

Auteur Annie De Vivie

Temps de lecture 2 min

Date de publication 07/09/2022

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Alors que cette rentrée s’ouvre sur des problèmes de recrutement massifs, qui touche tous les métiers, dans toutes les structures, aux domiciles comme en établissement, avec une baisse des offres alors que les besoins de la population augmentent, invitant des réseaux comme l’ADMR à organiser 1000 évènements partout en France du 12 au 18 septembre ;

Alors que les besoins explosent donc
, dans tous les domaines, comme dans la recherche d’un médecin traitant en Ehpad notamment face aux déserts médicaux, comme dans la coordination, avec un zoom cette semaine sur le profil des care managers ;

Alors que les tabous ont la vie dure comme le suicide des professionnels de santé ;

Alors que la crise de l’énergie grève violemment tous les budgets ;

Une loi pour mourir dans la dignité serait plus appropriée, plus urgente ? 

Marie de Hennezel interpelle ainsi Jean-Christophe Combe : « Monsieur le ministre : ne voyez-vous pas le lien entre l’abandon de la loi Grand âge et la loi fin de vie que vous soutenez ? » 

Question de décence… au risque d’alimenter une colère qui monte face aux défis d’intérêt général d’aider à vieillir debout.

Alors qu’il est possible d’aligner nos valeurs républicaines avec une qualité de prendre soin, y compris voire surtout pour les personnes en situation de grande vulnérabilité… nous demain…

En septembre, plusieurs rendez-vous, où nous serons, viendrons alimenter les pratiques : le Festival Silver Eco à Cannes les 12 et 13, les Assises des Ehpad les 13 et 14 à Paris, l’Université d’automne de la longévité le 22 septembre à Nîmes, l’Université d’été 2022 de l’Espace éthique à Nice les 22 et 23

Aider à vieillir debout, malgré tout, jusqu’au bout, partout, c’est possible si une loi Grand âge vient restructurer tout l’accompagnement. De la prévention à la toute fin de vie, donc, en passant par des services publics territoriaux de l’autonomie” proposant une offre de services, d’habitats, d’établissements, intégrée, coordonnée, dotée, de confiance, labellisée. Le seul véhicule du PLFSS n’y suffira pas, on le sait. Tous les experts, les rapports convergent vers la nécessité d’arbitrer des financements pérennes pour la 5eme branche Autonomie votée par le gouvernement.

Et le secteur ne pourra attendre encore les résultats des débats du nouveau conseil national de la refondation” parmi lesquels le plein emploi, l’école, la santé, le bien-vieillir et la transition écologique. Le CNR c’est d’abord le Conseil national de la résistance (à l’origine de la sécurité sociale enviée dans le monde entier). Un acronyme symboliquement fort, repris, détourné ?

Il faudra aboutir à une politique ambitieuse et d’intérêt général pour accompagner le grand âge.

De l’indécence à la décence.

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