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Qualité & management

Pilotage du grand âge par la qualité, par le sens ? Chiche !

Auteur Annie De Vivie

Temps de lecture 2 min

Date de publication 13/07/2022

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En cet été caniculaire où le Covid sévit toujours, voici une dynamique positive dans les propos des élus, des sénateurs : et si l’on pilotait la prise en soin, l’accompagnement du grand âge par la qualité ?

Chiche !

Dans le cadre de sa mission d’enquête sur les Ehpad, le Sénat souhaite un pilotage par la qualité et des contrôles renforcés, mais ciblés vers les établissements signalés et les groupes privés commerciaux.

Ces élus demandent une loi Grand Age pour refondre les financements et la gouvernance du système avec des services territoriaux de l’autonomie (issus des derniers travaux de Dominique Libault).

Si les sénateurs privilégient les départements en première ligne, on peut imaginer que les débats seront vifs si cette loi est vraiment programmée pour revoir en profondeur la gouvernance de l’aide à l’autonomie, pour vieillir debout.

Et si justement, on pilotait cette gouvernance par la qualité, par le sens de ces services, de ces établissements, de ces métiers ? Et si on affirmait les valeurs, la vision d’un accompagnement, d’un prendre soin debout jusqu’au bout, nécessitant une juste présence professionnelle, polyvalente, pluridisciplinaire, quel que soit le domicile ? 

En s’inspirant d’expériences comme cette semaine : ces outils, ces repères pour communiquer quand la parole n’est plus là, comme cet ehpad public Kersalic à Guingamp qui déploie un tiers-lieu à tous les étages, comme ce Mooc (plateforme de formation) pour déployer des habitats inclusifs avec la sortie du portail www​.monhabitatinclusif​.fr, comme ces outils pour détecter la dénutrition à domicile ou interroger les pratiques sur l’éthique et le consentement.

Accompagner, prendre soin de personne en situation de grande vulnérabilité, de leurs proches aidants, comme le souligne le référentiel qualité déployé par la Haute Autorité de Santé, cela demandera des moyens renforcés, reconnaît la Commission des Affaires Sociales du Sénat. 

Alors face aux défis démographiques et climatiques, face au fond de la piscine qui arrive en terme de manques de moyens, de professionnels, d’attractivité, de perte de sens, et si ce pilotage par la qualité, par le sens, devenait opposable aux … financeurs, aux citoyens ? 

Il nous faut de toute façon remonter la pente, sans angélisme ni défaitisme, alors faisons-le par la qualité, par le sens : celui d’aider à vieillir debout, malgré tout, partout, jusqu’au bout. On sait que c’est possible mais cela demande de réaffirmer la vision, les valeurs et leur déploiement outillé, financé, managé, évalué, dans les pratiques quotidiennes.

Avons-nous vraiment le choix ? 

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