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Réseaux & territoires

Vaccination mais aussi loi Grand âge autonomie : promouvoir, convaincre avant d'obliger...

Auteur Annie De Vivie

Temps de lecture 3 min

Date de publication 07/07/2021

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Tout le monde est d’accord : mieux vaut promouvoir, convaincre avant d’obliger… qui que ce soit.

Mieux vaut promouvoir et convaincre des bénéfices individuels et collectifs de la vaccination anti covid
que de devoir légiférer pour obliger certains soignants… Ceux des Ehpad notamment. Ce qui réveille l’âgisme tapi derrière le manque d’attractivité dans ces métiers. Une obligation vaccinale demandera une loi. Gageons qu’elle s’impose à tous les citoyens.

Mieux vaut promouvoir et convaincre de l’intérêt des interventions non médicamenteuses,
dont une dizaine ont fait leur preuve et sont mis en lumière dans un guide de la Fondation Médéric Alzheimer. Devant leurs bénéfices complémentaires aux prescriptions médicamenteuses, devant leurs bienfaits pour la qualité de vie des personnes en situation de vulnérabilité mais aussi pour la qualité de vie au travail, Faudra-t-il un jour rendre obligatoire leur utilisation ? Exiger leur prescription ?
Nous allons ici continuer de les promouvoir pour convaincre. Rendez-vous ces 4 et 5 novembre à Paris à la 14eme édition de notre colloque annuel Agevillage/​Humanitude sur les approches non médicamenteuses. Cette année le thème sera le temps : vous avez l’heure. Nous avons le temps…”

Mieux vaut promouvoir et convaincre de la complexité des soins auprès de personnes âgées atteintes de polypathologies, de maladies neuro-évolutives invalidantes à risques de troubles de comportements plus ou moins sévères. Devra-t-on rendre obligatoire l’évolution des USLD (Unités de soins longues durée) en unités de soins prolongés complexes (USPC) en écho au rapport des professeurs de gériatries Claude Jeandel et Olivier Guérin ?

Mieux vaut promouvoir et convaincre du haut niveau de professionnalisme requis pour prendre soin et accompagner aux domiciles ces personnes en situations de vulnérabilité, ces proches aidants à risque de rupture pour leur propre santé. Aujourd’hui ils sont à peine 10% à envisager recourir à un service prestataire. Devra-t-on rendre obligatoire le recours à une filière de prise en soin structurée, financée ? Inspirons-nous de ces équipes de soins de proximité Buurtzorg en Hollande présentées au Congrès Longévity ce 6 juillet. Inspirons-nous aussi de ces partenariats territoriaux avec les équipes mobiles de gériatrie externes (EMGE) pour mieux coordonner les soins.

Mieux vaut promouvoir et convaincre des bénéfices d’une culture de la bientraitance et du consentement dans le soin ancrée dans les pratiques plutôt qu’imposer par la loi ?
Les députés de la majorité n’attendent plus la grande loi Grand-Age/Autonomie, devenue Générations Solidaires : ils sont nombreux à déposer leurs projets de loi pour prévenir l’âgisme, favoriser le bien vieillir, agir pour préserver l’autonomie et garantir les choix de vie des aînés. Cette semaine la député Annie Vidal a déposé un projet de loi pour installer un observatoire opposable des maltraitances, exiger le respect du consentement, de l’assentiment aux soins vers une journée de la personne de confiance (en lien avec le CCNE).
Elle participait au petit-déjeuner de Brigitte Bourguignon cette semaine. Cette dernière a annoncé que la loi Générations Solidaires était entre les mains du Président de la République. 

Comment promouvoir de la nécessité d’un arbitrage favorable en faveur d’une grande loi inter-ministérielle et financée ?
Comment convaincre le Président de voir cette loi comme un investissement rentable pour l’avenir, pour les territoires, pour l’emploi ? On parle de 15 à 20 000 emplois par an rappelle le Pacte Civique dans sa tribune publiée dans Le Monde : Le Grand Âge est notre avenir, prenons-en soin. Maintenant”.
Faudra-t-il que la violence de la transition démographique, que le manque d’attractivité des métiers, l’y obligent ?

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