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Quand la mobilisation anti-covid revient en boomerang

Auteur Annie De Vivie

Temps de lecture 2 min

Date de publication 31/03/2021

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Après un an de crise covid, l’effet boomerang au sein des équipes des établissements et services médico-sociaux se fait sentir.

Mobilisés dès la première heure auprès des personnes en situation de vulnérabilité, de leurs proches aidants, en première ligne dans leurs domiciles, les professionnels se sont donnés sans compter pour faire face au virus, déployer les mesures barrières et les compenser le plus possible pour éviter de nuire à la santé des personnes aidées et de nuire à leur qualité de vie au travail aussi.

Ces professionnels ont vécu et vivent encore des tensions, des peurs, des drames chez les personnes qu’ils accompagnent, dans leur vie personnelle aussi. Certains subissent la culpabilité des survivants aussi.

Ils ont vécu et vivent encore toutes ces recommandations d’une journée sur l’autre, jusqu’à être communiquées à la presse un vendredi soir sans qu’ils n’aient eu le temps de s’y préparer. Ainsi du côté de l’EERD 2020, malgré la crise et l’évolution des cadres, la deadline du 30 avril est conservée.

Ils ont été applaudis, valorisés, reconnus pour la majorité d’entre eux, par le Ségur de la santé, mais pas tous et pas à la mesure des réalités de terrain. Ils savent que la loi Grand âge tant attendue, se fait toujours attendre.

Alors dans ces conditions, comment préserver l’engagement ?

En regardant cet effet boomerang, cette grande fatigue liée à l’engagement voire au sur-engagement, en allant chercher des aides professionnelles internes, externes, pour faire face à cet épuisement délétère.

Préserver l’engagement en se posant régulièrement, lors de réunions/​ateliers d’analyse des situations critiques comme cette semaine Quand un résident en frappe un autre, est-il maltraitant ?” En s’appuyant sur les ressources éthiques nationales (CCNE), régionales, locales. Voir cette semaine les sept dimensions repères pour préserver la liberté des résidents en Ehpad par Sabrina Albayrak lors de notre colloque 2020 sur les approches non médicamenteuses. Parmi ces dernières, saluons la musicothérapie et ce livre Quand la musique soigne Alzheimer.

Préserver l’engagement en valorisant ces magnifiques métiers du lien qui demande un haut niveau de professionnalisme pour prendre soin des situations humainement les plus complexes au monde. Saluons ces équipes qui obtiennent le label Humanitude et qui renouvellent leur label en ces temps compliqués. Saluons ces questionnements autour du devenir de ces Ehpad dans le monde d’après. 

Merci sincèrement à tous.
Et gaffe à l’effet boomerang.

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