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Réseaux & territoires

Une loi Grand Age face aux pressions / Pressions pour une loi Grand Age

Auteur Annie De Vivie

Temps de lecture 2 min

Date de publication 19/05/2021

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A la veille de la journée de solidarité depuis 2004 et la création de la CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) qui répartit plus de 30 milliards d’euros de crédits vers les ARS et les départements (APA, forfaits soins, aides à l’investissement…) ;

A la veille de l’arrivée au grand âge des baby-boomers à partir de 2030 (1945 + 85 ans) ;

A la veille des négociations pour la 5eme branche Autonomie de la protection sociale ;

Alors qu’1 heure d’aide à domicile sur 5 n’a pas été pourvue faute d’aides à domicile, faute de la mise en œuvre d’un grand plan métier pour l’aide à l’autonomie, pour accompagner les situations complexes : poly-pathologies, maladies neuro-évolutives à risques de troubles du comportement, fins de vie, épuisement des proches aidants ;

Alors que les formes d’habitats collectifs demandent à être rénovés, repensés, labellisés pour devenir rassurants, attirants, en profitant notamment de cette année 2021 : année blanche pour les évaluations internes et externes ;

Le système est sous pression et ne veut pas être submergé, complice de la non-qualité, faute de moyens.

Le système ne veut pas céder sous la pression des non-décisions, des reports d’arbitrages, des jeux de répartition des moyens (ARS, département, état, ménages), des coûts de la non-qualité (accidents du travail, épuisements professionnels).

Les professionnels du Grand Age poussent notre société, ses élus, ses décideurs à regarder ces vérités en face et agir pour une vraie loi Grand Age/​Autonomie, dotée, financée.

Comment obtenir les arbitrages nécessaires en haut lieu ?

Mobiliser les forces des différents acteurs, voire les corporatismes : agréer un avenant (43) pour les uns
, pour faire réagir les autres tous azimuts, dans tous les médias.

Mobiliser les électeurs concernés : la consultation Grand Age montre que l’aide à l’autonomie fait partie des priorités des citoyens, électeurs, âgés.

Mobiliser les métiers mis en lumière pendant la crise, ces merveilleux métiers du lien, qui ont du sens, s’ils sont équipés, formés, managés, face à la complexité des accompagnements, s’ils sont reconnus financièrement.

Mobiliser les innovations organisationnelles, les démarches qualité lisibles, visibles, labellisées, les rénovations des différents habitats experts en gériatrie-gérontologie, dans des territoires qui redeviendront attractifs par la qualité de leur filière accompagnement, des territoires labellisés Villes Amies des Aînés”.

Mobiliser le vieillissement non pas comme un coût mais comme un investissement en réponse aux besoins sociétaux en équipements, habitats, services, filières, technologies, préventions… 

Mobiliser ces investissements rentables au regard des coûts de la non-qualité et des réponses insatisfaisantes aujourd’hui. Des investissements rentables en termes de services attirants, de métiers positifs pour aider à vieillir debout, malgré tout, jusqu’au bout.

Mobiliser des pressions positives qui positionnent le vieillissement comme un axe de sortie de crise avec une vraie loi Grand Age/​Autonomie, dotée, financée, positive. 

Mobiliser les pressions positives pour éviter que la pression du vieillissement ne nous submerge.

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