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L'ANTENNE ANDROMEDE :un lieu de vie pour personnes âgées.

Pourquoi la formule Andromède basée sur le principe de petites structures vie reste-t-elle marginale ?


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Marie-Claire GIARD, assistante sociale, responsable de l’Antenne Andromède, gérée par le Centre public d'action sociale -CPAS- de Woluwe-Saint-Lambert, en Belgique, nous livre quelques pistes de méditation .Nous vivons dans une société organisée de manière relativement hiérarchique. Directeurs, responsables, présidents portent la responsabilité des structures sociales mises en place et en recueillent les honneurs ou les critiques.A Andromède, rien de tout cela, les personnes âgées sont maîtres chez elles. Elles sont aidées sur le plan relationnel par les assistantes sociales et sur le plan de la vie quotidienne par les aides familiales mais elles restentmaîtres de leur vie et responsables de la manière dont elle s’organise.Un réseau à contre courant . En 1993, l’Antenne Andromède a été reconnue comme projet innovant dans le cadre de l’Année Européenne du 3ème âge. Nous avons rencontré d’autres projets innovants dans d’autres pays (France, Hollande, Angleterre, Allemagne, Espagne). Des projets qui, eux aussi, avaient mis en place des petites unités de vie pour personnes âgées et qui étaient marginaux dans leur pays. Ce réseau européen s’est appelé le groupe Saumon, en clin d’œilà ce poisson qui nage à contre-courant. Nous nageons, chacun dans notre rivière, à contre-courant des idées reçues.En gérontologie, on a l’habitude de « prendre en charge » les personnes, de les « prendre en soins » ou de les « protéger ». Rarement on imagine des structures où les usagers soient des partenaires à part entière ou des décideurs au quotidien de leur mode de vie.Pourtant, ne serait-ce pas cela la vie d’adulte ?Les petites unités de vie en Belgique ne rentrent dans aucune des catégories légalement prévues : ni les M.R.P.A. ni les Résidences services, ni les logements pour personnes âgées. Nous existions avant que les réglementations n’existent.si les personnes âgées étaient, avant tout, considérées comme des personnes adultes ?Que perdrions-nous, nous les professionnels, de notre pouvoir, de notrenarcissisme ?Que gagnerions-nous en échanges vrais, en expérience de vie, en humilité, en respect ?Sommes-nous prêts à laisser vraiment la parole à chacun de nos aînés ? A leur permettre d’exprimer leurs attentes, leurs craintes, leurs sentimentsd’abandon, d’inutilité, leur peur de l’échéance finale, de la mort ?Sommes-nous prêts à poursuivre le chemin avec chacun d’eux dans un échange relationnel fait de respect et d’intégration dans la vie sociale ?



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