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Bonnes pratiques linge : méthode RABC

Les différents modes de gestion : interne, externe, mixte


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La gestion interne

Auto-gérer sa fonction linge, c'est investir dans les articles à traiter, les locaux, le matériel de lavage, séchage, repassage..., les produits lessiviels, et bien sûr organiser un personnel dédié et sa formation.

  • Les articles traités requièrent la définition d'un cahier des charges étudié : composants, grammages, finitions, traitement, renouvellement prévu, déclinaison : linge plat, hôtelier, vêtements professionnels... sans oublier le linge des résidents.
  • Les locaux et surfaces alloués : buanderie, blanchisserie, lingerie : à chacun sa définition. il s'agit néanmoins de réfléchir au respect des normes d'hygiène et de sécurité pour ces locaux : marche en avant (entrée sale opposée à la sortie propre), plain-pied... et les circuits du linge (linge propre/linge sale) au sein de l'établissement . Ces locaux doivent être nettoyés, entretenus, maintenus (maintenance corrective, préventive) conformément aux risques encourrus (méthode RABC).
  • Les matériels à acheter, gérer (programmes, cycles), entretenir et amortir : machines à laver, sécheuses, repasseuses, calandres, presse, cabines de finition, mannequins, chariots de distribution, sacs hermétiques (en cas de croisements dans les circuits sales et propres).
  • Les lessives : choix, achats, renouvellement, évaluation de l'efficacité pour les fonctions de lavage, blanchiment, entretien, désinfection...
  • Les énergies : eau, vapeur, électricité, sources de chaleurs ...
  • Gestion, suivi qualité : évaluation des tonnages, pesées, enregistrements, tableaux de bord, enregistrement (RABC, démarches qualité...)
  • Autour d'un personnel dédié ou non (lingères, personnel de service, d'entretien pour le transport...), formé (risques encourrus, procédures de suivi, de gestion) et équipé ( blouses, masques, gants, charlottes...).

La blanchisserie externe

Les articles traités sont achetés par l'établissement client et entretenu par le prestataire blanchisseur.Entretien sous-traité au blanchisseur : ramassage (procédures, chariots et sacs dédiés, camions spécialisés...), comptages (nombre de pièces rendues correspondant aux pièces livrées, stocks tampons...), traitements du linge (locaux, procédures, produits lessiviels et matériels performants...)...Les process décrits ci-dessus sont transférés au blanchisseur qui ne gère pas le renouvellement des articles, leur finition... Au blanchisseur d'investir dans les locaux aux normes, machines adaptées, produits lessiviels calibrés, personnels formés et équipés, véhicules de transport dédiés.Attention aux prestaires non spécialisés qui pourraient mélanger le linge d'activités autres que ùédicales.Les outils de suivi (comptages : stocks, évaluation qualité : qualité de lavage...) doivent aussi être instaurés et gérés au quotidien.

La location de linge

Dans le cadre d'un contrat forfaitaire pour les vêtements ou à la pièce (linge plat, hôtelier...), l'établissement client sous-traite intégralement toute sa fonction linge.C'est au loueur que reviennent les responsabilités d'achat et d'entretien des articles : transport, traitements, gestion, comptages, livraisons, finitions, suivi de la qualité servie...Le loueur se doit donc de proposer le cahier des charges précis des articles (qu'il achète, entretient et renouvelle) dans le cadre de son contrat. Comme pour le blanchisseur, il aura investi dans les locaux, matériels, produits, process industriels (si possible dédiés à l'activité santé : cycles de décontamination..., voire certifiés !).Plus qu'un blanchisseur, le loueur de linge doit approter un accompagnement quotidien, dans le respects des normes d'hygiène mais aussi des budgets fixés (Kits de lits, protocoles...).

Les solutions mixtes

Cette solution est la plus représentative, face aux éxigences d'hygiène et de sécurité, les établissements évoluent plus ou moins vers la sous-traitance et maintiennent certaines activités en interne.

  • gestion interne du linge des résidents (la lingerie peut ainsi devenir un "lieu d'échange, voire d'animation". Les odeurs, le repassage, l'accès "en libre service et/ou assisté" délient les langues, mobilisent une activité, responsabilise...
  • traitement en blanchisserie externe ou location complète du linge plat (draps, alèses, taies d'oreillers...), hôteliers (nappes, serviettes..).

Conclusion

Le mode de gestion de la fonction linge dépend de l'historique de cette fonction au sein des structures (locaux dédiés ou non à l'ouverture...), de son évaluation actuelle : audit des circuits, procédures, amortissements des investissements, locaux et équipements plus ou moins "aux normes" (exigences de la réglementation), des équipes en place (formations, compétences, ancienneté...), de la qualité (hygiène, confort, régularité...) du linge traité, des budgets alloués, mais aussi de la montée du consumérisme.Lorsqu'un ensemble de signaux (qualité/hygiène, locaux, circuits, matériels, équipes...) s'allument, il s'agit d'auditer l'ensemble de la fonction pour sereinement établir un ou plusieurs cahiers des charges selon les options recherchées : gestion interne, blanchisserie externe, location, mixte de ces solutions. Agevillagepro.com, au sein de cette rubrique FONCTION LINGE vous fera part des témoignages, expériences réalisées...mais aussi des analyses de ses experts, consultants... vers des outils d'analyses, audits, voire cahiers des charges.

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