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Comment repérer la dénutrition ?

Temps de lecture 1 min

Comment imaginer un risque de dénutrition chez une personne âgée, dans nos contrées où la gastronomie est au patrimoine national ? Et pourtant, 270 000 personnes âgées vivant en Ehpad, et 400 000 personnes restées à domicile sont concernées, indique le Collectif de lutte contre la dénutrition. Dont 25 % des plus de 75 ans qui vivent seuls.

Les causes sont multiples : problèmes de santé (pathologies, dépression, médicaments, hygiène bucco-dentaire, problème de déglutition, perte de repères, régimes, perte de l’odorat, de l’audition, de la vue pour se préparer les repas…) mais aussi problèmes logistiques et d’organisation de l’alimentation tant à domicile qu’en établissement d’accueil (approvisionnements/​courses, qualité des repas, équipement de la cuisine, service à table, solitude…).

Le risque est la spirale infernale de la dénutrition” comme l’appelle la gériatre nutritionniste Dr Monique Ferry(*) : anorexie, fatigue > amaigrissement > déficits immunitaires > infections respiratoires > troubles psychiques > infections urinaires > chutes > escarres > état grabataire.

Comment la repérer ?

Première chose à faire : être vigilant, la repérer, alors que l’on a tendance à la passer sous silence.

On va parler des repas, de ce que la personne mange le matin, le midi, le soir. Comment fait-elle ses courses, a‑t-elle besoin d’aides ?

In frigo veritas” : ce programme suisse montrait qu’un simple coup d’œil dans le réfrigérateur permet de voir comment on s’alimente (stockage de produits frais ou périmés, consommation d’alcool…).

On va surveiller le poids, disons une fois par mois. Si une chute s’installe (5 % en un mois, 10 % en six mois), il faut alerter le médecin qui va investiguer plus avant :

- surveillance de l’IMC, Indice de masse corporelle : le poids divisé par la taille au carré. Quand il descend en dessous de 21 : on s’inquiète.
- suivi du test MNA : Mini Nutritional Assesment,
- suivi de l’albuminémie (prise de sang).
- suivi des pathologies, des traitements médicamenteux mais aussi suivi des repas et de l’activité physique quotidienne qui favorise l’appétit.

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