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Outils : autonomie, santé & fin de vie

Prévention : des outils pour prédire le risque de chutes

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A domicile comme en institution

Très fréquentes dès 55 ans, les chutes peuvent avoir des conséquences graves aussi bien au niveau fonctionnel que psychologique et social. Elles sont notamment la cause de plus de 9300 décès chaque année chez les 65 ans et plus. Des accidents qu’il est possible d’anticiper et de prévenir à domicile comme en institution.

Identifier les chuteurs potentiels avant l’accident

Publiés fin 2020 par Santé Publique France, les premiers résultats de l’enquête ChupaDom donnent de précieuses indications quant au profil des personnes âgées hospitalisées suite à une chute à domicile.

Agés de 84,5 ans en moyenne, les chuteurs tombent la plupart du temps durant la journée, dans leur chambre pour une personne sur cinq au cours d’une activité en lien avce l’hygiène ou la toilette, ou en marchant.

infographie agevillage

L’enquête permet d’identifier cinq profils : 

  • Les seniors jeunes qui prennent des risques et chutent de grande hauteur souvent lors de travaux, réparations et travaux domestiques ;
  • Les seniors vivant dans une maison qui tombes dans les escaliers ; 
  • Les personnes âgées autonomes chutant lors d’une perte d’équilibre, de leur hauteur. Elles comptent pour près d’un tiers des personnes incluses dans l’enquête ;
  • Les personnes âgées en perte d’autonomie qui tombent lors d’activité à faible intensité (54 % des patients), type déplacement/​transfert ou toilette ;
  • Les personnes très âgées, limitées dans les activités de la vie quotidienne, présentant souvent une déficience visuelle. 

Des profils qui permettent la mise en place d’actions de prévention ciblées — aménagement du logement, aide à la toilette… — et ainsi éviter les conséquences délétères des chutes : fractures (45 %), plaies (26 %), traumatisme crânien (16 %), dégradation des cellules musculaires (rhabdomyolyse : 14 %), syndrome post chute (4 %).

Prédire les chutes en établissement

Chercheur en neurosciences à l’université Paris Descartes, Flavien Quijoux travaille actuellement à la conception d’un outil prédictif pour évaluer le risque de chutes des personnes âgées qui vivent en institution.

Précisément, il s’agit d’analyser l’équilibre statique afin d’identifier des marqueurs prédictifs du risque de chute. Il sera ensuite possible de composer des groupes d’activité physique adaptée en fonction des capacités des résidents sélectionnés, et de mesurer leurs bénéfices par l’analyse de la posture et de la marche.

Portée par la direction médicale d’Orpea France, en collaboration avec le Centre Borelli (UMR9010, CNRS, Inserm, Service de santé des armées), la thèse de doctorat de Flavien Quijoux a été récompensée d’un Orpea Excellence Award en janvier dernier.

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