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Bilan 2012 de l'Observatoire des violences en établissements


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Créée en 2005 et piloté par la direction générale de l’offre de soins (DGOS), l’Observatoire national des violences en milieu de santé (ONVS) publie chaque année et ce depuis 7 ans un bilan et une analyse des signalements de violence déclarés par les établissements de santé.

Les établissements peuvent sur la base du volontariat signaler des violences. Elles y sont recensées à trois niveaux : local pour l’établissement concerné, régional pour l’agence régionale de santé (ARS) et enfin national pour l’ONVS.

La plateforme de l’Observatoire a connu en 2012 des évolutions majeures :

- L’échantillon d’établissements déclarant a été élargi : l’AP-HP, qui représente 35 établissements franciliens, a choisi d’utiliser la plateforme de l’ONVS pour recueillir et étudier l’ensemble des faits de violences commis dans ses établissements ;

- Les établissements médico-sociaux peuvent également utiliser depuis 2012 la plateforme de signalement ;

- La plateforme a évolué pour faciliter le recueil : il est à présent possible de procéder aux signalements de manière continue, là où précédemment les établissements saisissaient leur bilan en une fois, de manière moins exhaustive.


Les données essentielles du rapport annuel
L’observatoire a traité en 2012 plus de 11 000 signalements. 350 établissements de santé (public et privé) ont utilisé la plateforme de signalement (dont 77 pour la première fois), ce qui représente 12% des établissements de santé dont 42 % des CHU et 43 % d’établissements de santé mentale.
On observe une stabilité dans la répartition des événements signalés : 70% des signalements concernent les atteintes aux personnes et 29% les atteintes aux biens.
Néanmoins, selon le rapport les actes de violence verbale et physique à l'égard des personnels de santé ont doublé l'an dernier par rapport à 2011.

 
Cette forte progression, qui est due aussi au fait que les violences sont davantage déclarées, concerne en particulier les services de psychiatrie, les urgences, la gériatrie et la médecine générale.

La moitié des atteintes aux personnes correspondent à des violences physiques, et sont en grande partie (51%) qualifiées comme de niveau 3 (coups, bousculade, crachats) : il s’agit de la gravité ressentie par la personne à l’origine du signalement.

D’autre part, on observe une stabilité dans la typologie des services d’origine des signalements. Ces derniers émanent plutôt de services connaissant des situations de tension ou prenant en charge des pathologies susceptibles de générer des états d’agitation :

- services de psychiatrie : 2 886 signalements
- services d’urgences : 1611 signalements (dont 74 % d’injures et de menaces, 26% d’agressions physiques). Pour mémoire, en 2010, les 670 structuresdes urgences ont accueilli 17,5 millions de passage
- services accueillant des personnes âgées (EHPAD, gériatrie…) : 1166 signalements.



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