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Dans les années 1980, des études menées aux États-Unis par Cooper-Marcus et Barnes, puis en 1990 par Ulrich et Parsons, mais aussi au Japon par Nakamura et Fuji (1990-1992) ont mis en évidence que l’introduction d’un élément végétal, environnement jardinier ou simple présence de photos de paysages, avait une influence appréciable sur l’évolution et à tout le moins la satisfaction des patients.
Les patients ont clairement désigné l’arbre, la plante, le chant des oiseaux, le murmure d’un ruisseau comme autant d’éléments qui apaisaient leur anxiété. Le bénéfice, en terme de gestion d’une part, et en terme médical d’autre part, est apparu évident aux directeurs hospitaliers, puisqu’il permettait de réduire la durée d’hospitalisation, et contribuait ainsi à l’amélioration de la satisfaction du patient et de sa famille ainsi qu’à celle du personnel. Le jardin a donc été progressivement assimilé à une thérapie d’accompagnement auprès de personnes présentant un handicap cérébral ou moteur.
En France, le dernier plan Alzheimer (2008 / 2012) a eu le mérite d’introduire, enfin, le jardin comme une obligation dans les unités cognitivo-comportementales et les unités de soins renforcées.
Pour créer un jardin à but thérapeutique, le travail d’équipe est une absolue nécessité, qui se prépare très en amont en collaboration avec aussi bien les soignants que ses futurs usagers, les familles et les professionnels du jardin et du paysage. La réussite est à ce prix et le mécanisme est assez lourd. Mais il vaut la peine d’être mis en place, car il est l’unique gage de la pérennité d’un projet si séduisant soit-il. Il faut noter que de nombreuses « initiatives jardinières » privées, institutionnelles ou associatives, apparaissent dans un contexte pourtant maussade où les gestionnaires ressassent à l’envi la nécessité de faire des économies.
On ne mettra jamais assez l’accent sur deux axiomes de la réussite à long terme : la pérennité du jardin dans un contexte économique difficile et le rôle des soignants, notamment ergothérapeutes, psychomotriciens, psychologues qui travaillent quotidiennement au maintien du corps et de l’esprit.
Ces amateurs ou professionnels du jardin, en tout cas amoureux du jardin et convaincus du rôle considérable qu’il peut jouer dans le mieux-être des personnes en établissement, font assaut d’imagination, d’enthousiasme et de dévouement pour mettre le végétal à leur portée. Il faut noter encore, et c’est particulièrement encourageant, que les jeunes générations qui arrivent aux postes de direction sont aujourd’hui beaucoup plus attentives à l’environnement de leurs résidents, avec une réelle volonté de réconcilier le corps et l’esprit, et de ne plus miser que sur la seule pharmacopée.
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Retrouvez notre dossier Jardins en maisons de retraite
Etablissements, participez à la première journée portes ouvertes en maisons de retraite : Un jardin pour ma mémoire® le 23 septembre 2012
Anne CHAHINE, présidente de Jardins et Santé
mis à jour le 25/05/2012
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