Agevillage

Objectif zéro contention : considérer toutes les formes de contention


Partager :

Katherine GardellaSuite au message d’alerte rapide sanitaire du 21 juillet interdisant l’usage du Sécuridrap, nombre de professionnels se sont demandé comment faire. Comment faire face au risque de chute, de fugue, de blessure.

Et si la solution était d’éviter au maximum le recours à la contention ? Ou même de l’interdire ?
En attendant, Agevillagepro vous propose ce mois d’août un dossier complet sur le sujet.

Dans ce troisième volet, tout d’horizon des types de contention utilisés en établissement :



Barrières et sangles ne sont pas les seules formes de contention. Il en existe quatre catégories, qu’il convient de toutes prendre en compte dans sa réflexion :

  • physiques ou mécaniques (au lit ou au fauteuil) : barrières et demi barrières, sangles, harnais, gilets, ceintures , écharpes, lit placé contre un mur ou un meuble, lit en position basse si la personne n’est pas en capacité de se relever seule, fauteuils avec déclive d’assise ou de dossier, fauteuils dits « coquille » ou encore gériatriques, tablettes de fauteuil, marchepieds qui entravent la marche , sièges avec un adaptable calés contre un mur ou un meuble, sièges bas, grenouillère, pyjadrap, combidrap, vêtements serrés, non adaptés ou détournés de leur usage habituel (gilets manches nouées)…
  • architecturales : les secteurs fermés ou dits « protégé » sont considérés comme une contention, les portes de chambres fermées, à codes, les clôtures, barrières, pots de fleurs ou jardinières, les portillons d’escaliers.
  • A domicile la question peut se poser pour les personnes dites «  démentes » enfermées seules  chez elles et qui n’ont pour toute visite que l’équipe des soins à domicile.
  • pharmacologiques  ou médicamenteuses, les camisoles thérapeutiques. 
  • psychologiques : contraindre une personne à « ne pas bouger, ne pas sortir, ne pas marcher parce que le sol est mouillé » limiter sa prise d’initiative, la soumettre.

N’est pas considéré comme relevant de la contention :

  • le maintien bref de la personne afin de la calmer ou de la réconforter.
  • le maintien plus ou moins prolongé lors d’une escorte d’un endroit à un autre. 
  • les dispositifs médicaux incluant des appareils pour maintenir une bonne 
posture corporelle ou conforter l’équilibre, 
  • les casques et équipements de sécurité employés pour protéger un patient des 
risques de traumatisme liés à une chute, ou pour éviter qu’il ne se blesse lors de mouvements involontaires. 
  • la contention demandée par la personne elle-même après analyse des raisons qui la poussent à la demander (pour se tourner dans le lit, se lever), mails il faut  assurer alors la traçabilité (demande écrite de la personne).


Katherine Gardella est infirmière de formation. Cadre supérieur de santé, elle a organisé la mise en place de la Méthodologie de soin Gineste-Marescotti® dans un Ehpad qui deviendra site pilote Humanitude en 2003. En 2011, elle rejoint les associations Asshumevie et Iprim en tant que chargée de mission permanente, et évaluatrice pour le Label Humanitude.


mis à jour le



Partager :


Vos réactions

Il n'y a encore aucune réaction à cet article.


Réagir à cet article :

* ne sera pas affiché


HAUT DE PAGE

© Eternis SA -