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Quelles solutions de garde pour les enfants de professionnels ?

Mesures du gouvernement, initiatives du secteur et réseaux d'entraide


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Depuis ce lundi les crèches, écoles, collèges, lycées et universités sont fermées, cependant le président de la République l’a assuré, “un système de garde sera mis en place” pour permettre aux parents travaillant auprès des plus fragiles de pouvoir répondre à leurs obligations professionnelles. Quelles sont les modalités de ce système de garde ? Comment en bénéficier ? Décryptage.

Nous trouverons les bonnes solutions pour qu’en effet, les personnels qui sont indispensables à la gestion de la crise sanitaire puissent faire garder leurs enfants et continuer d’aller au travail pour vous protéger et vous soigner” déclarait Emmanuel Macron lors de son allocution de jeudi dernier.

Quid des enfants de professionnels du grand âge ?


Dans une lettre adressée au ministre de la Santé et des Solidarités, le directeur général de l’Uniopss alertait sur la nécessité que ces mesures puissent concerner les enfants des personnels du médico-social.

Depuis le ministère de l'Éducation nationale a déterminé les lignes directrices de cette prise en charge et les professionnels concernés, à savoir, notamment, “le personnel travaillant en établissements médico-sociaux pour personnes âgées et personnes handicapées: maisons de retraite, EHPAD, USLD, foyers autonomie, IME, MAS, FAM, SSIAD...

Comment ça marche ?


Depuis lundi les ARS de chaque région ont défini les modalités de prise en charge des enfants.

Ainsi les élèves en école maternelle, primaire ou au collège sont accueillis dans leur établissement habituel sur présentation de la carte professionnelle de santé (CPS) ou d’une fiche de paye avec mention de l’établissement employeur.

Toutefois, Jean-Michel Blanquer à reconnu que “tout n’est pas parfait” et que l'on devrait “arriver à une normalisation” d’ici “la fin de la semaine”.

Il est donc conseillé de se renseigner auprès de l’école ou de la mairie pour connaître l'organisation privilégiée dans sa commune.

Pour les plus petits (de 0 à 3 ans), 4400 micro-crèches ont été autorisées par le gouvernement à poursuivre leurs activités, en limitant cependant le nombre d'enfants accueillis à 10.

Les assistantes maternelles peuvent quant à elles, prendre en charge au maximum 6 enfants depuis lundi et la mise en place de ces mesures exeptionnelles.

Concernant les besoins de prise en charge non couverts, ils peuvent être signalés sur la plateforme dédiée Monenfant.fr de la Caisse d'allocations familiales (Caf).

Les informations sont ensuite traitées par la préfecture du département concerné afin de pouvoir proposer rapidement une solution d’accueil.

Le secteur s’organise


Pour permettre de faciliter les gardes d’enfants, les initiatives fleurissent dans les différentes structures.

Ainsi dans les Ehpad du groupe Les Opalines, les salariés gardent les enfants des uns et des autres à tour de rôle, par solidarité (sauf cas d’enfants ne pouvants être mélangés, asthmatiques par exemple).

Les Opalines ont fermé leurs accueils de jour et les ouvrent aux enfants gardés par les animateurs, sans contacts avec les résidents.

L’AP-HP s’est organisée pour permettre à tous les enfants du personnel hospitalier d’être pris en charge notamment grâce au 440 places de crèches mise à disposition par le CHU d’Ile-de-France.



Côté domicile aussi l’organisation se met en place comme l’indique la présidente du Synerpa Domicile Dafna Mouchenik.



Dans les SSIAD et SAAD du réseau ADMR "certains ont confié leurs enfants à leurs parents, d’autres enfants sont gardés par leur conjoint en télétravail, d’autres salariés continuent à les confier à des nounous : une organisation déjà en place en raison des horaires atypiques liés à leur métier" selon Annie Morel, présidente de la Fédération ADMR de Paris.

Par ailleurs, les professionnels du médico-social qui rencontrent des soucis d’organisation peuvent aussi se tourner vers le réseau d'entraide En première ligne, créé pour faire face à l’épidémie et qui invite les citoyens à proposer de l’aide aux professionnels en première ligne de la lutte contre le coronavirus, pour garder leurs enfants ou pour faire les courses.


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