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Accompagnements & soins

Un cadre est-il nécessaire pour travailler en réseau ?

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 09/09/2013

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Annie de VivieAlors que les moyens sont particulièrement comptés en ces temps de tensions budgétaires ;

Alors que les personnes âgées fragilisées restent le parent pauvre des politiques publiques, notamment sanitaires bien que leurs besoins augmentent (pression démographique, maladies psychiques — voir cette semaine les conseils du Dr Luquel pour les Ehpad);

Alors que les taux d’encadrement en gériatrie et gérontologie restent notoirement insuffisants pour répondre aux exigences réglementaires et aux attentes grandissantes des personnes aidées et leurs proches (au poin que certains inventent un Ehpadomètre en appui des évaluations internes);

Alors que les rapports, experts, concluent tous à la fin de la fragmentation de l’offre, à la recherche de guichets uniques, référents professionnels (case managers), au fonctionnement en filières pour fluidifier les parcours de santé ;

Il est bien difficile de lever les fonctionnements historiques (état/​région/​départements/​communes), les chapelles (sanitaire versus médico-social versus social, services à domicile versus établissements collectifs, secteur public versus associatif versus privé commercial), les corporatismes (chaque métier défendant pied à pied ses diplômes, ses missions, refusant des glissements de tâches pourtant couramment constatés sur le terrain faute de main d’oeuvre qualifiée en nombre suffisant), les rentes de situation (pas encore de tarification à la ressource” selon les besoins en soins) .…

Ainsi chaque région aimerait son Gérontopôle, encore faut-il avoir les moyens de répondre à ses missions : excellence de prendre soin, de prévention, recherche clinique et industrielle, formations…
Chaque collectivité locale veut son réseau, sa filière, inaugurer son EHPAD.
Chaque professionnel veut exercer ses missions mais aussi participer à l’évaluation, la coordination.
Et chaque personne qui se fragilise, chaque aidant, recherche un interlocuteur fiable, le meilleur service, au meilleur prix.

La première rencontre nationale des Gérontopôles la semaine dernière à la Fédération nationale de la Mutualité a mis les acteurs autour d’une table, pour dégager des axes communs, éviter les travaux redondants, tenter des mutualisations.
La ministre Madame Carlotti imagine un rapprochement des métiers : AVS et AMP.
Le premier Praticien territorial ne travaillera pas seul.
Les CPOM et autres Parcours de Santé des ARS militent pour un rapprochement des acteurs.

Les initiatives se multiplient. Elles sont louables mais demandent une vision stratégique nationale, une loi cadre qui fixe les objectifs et les moyens afférants (comme un référentiel d’évaluation multidimensionnelle validé, interopérable, opposable ; une labellisation de ces Gérontopôles).

Michèle Delaunay voit le premier ministre ce vendredi.
Le calendrier de la future loi Autonomie sera-t-il à l’ordre du jour ?

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