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Qualité & management

Assécher les crédits du médico-social pour le forcer à se réformer ?

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 26/01/2015

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Fin des subventions

Annie de VivieL’assèchement des crédits du médico-social s’impose petit à petit. Qu’il soit lié à d’autres arbitrages ou choisi délibérément face à l’inertie du secteur, il peut avoir deux impacts.

Désespérer les acteurs qui s’épuisent (les services à la personne exsangues, les professionnels comme les aides-soignantes, les infirmiers, les directeurs qui osent parler de burn-out), qui perdent le sens de leur action face aux contraintes.

Et/​ou pousser à l’action, à la coopération, aux rapprochements.

C’est la réflexion qui m’est venue cette semaine suite aux vœux formulés pour les fédérations professionnelles, les dernières interviews dont celle de l’union nationale des Centres communaux d’action sociale, ou la confirmation de la ministre Madame Rossignol que le volet EHPAD de la loi ne se ferait pas faute de crédits…

Un secteur médico-social fragmenté, émietté, peu lisible, notoirement sous-doté va quand même devoir se réformer, envisager des collaborations, coûte que coûte.

Et ce alors que les demandes de prendre soin se complexifient, que la démographie nous rattrape.

L’HCAAM a parlé du coût de la non qualité par le manque de filière identifiée, lisible, du domicile à l’hôpital : trop d’hospitalisations, sur-consommation médicamenteuse…

Même si cette semaine on découvre que l’ADESSADOMICILE se rapproche de COORACE, que les SSIAD avancent vers le label Humanitude, que 13 régions métropolitaines verront le jour en 2016… On sent que le mouvement a besoin de lever des blocages (manque de système d’informations partagé, de guichet unique… Comme le souligne des parlementaires vis à vis de la CNSA).

Au passage, on voit que l’on demande au médico-social ce que l’on n’ose demander aux 36 000 communes (même si la nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe) avance quelques mutualisations) ou aux professionnels libéraux.

Aux Etats-Unis, le président Obama débloque des fonds pour la recherche sur la maladie d’Alzheimer.

A quand un plan Mashall pour aider ce secteur à se réformer ?

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