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Accompagnements & soins

Le pouvoir soignant s'élargit aux personnes soignées

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 23/03/2015

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Annie de VivieLe pouvoir sur le soin, le prendre soin est historiquement entre les mains des sachants, des soignants.

Plusieurs actualités ont tenté cette semaine de corriger le tir :

Le CIMA, 1er congrès des acteurs de l’accompagnement, a affirmé que ce sont les connaissances des personnes aidées elles-mêmes qui doivent orienter, guider, voire former les aidants professionnels.

L’application Handidactique est citée par Maryvonne Lyazid dans son livre Entreprendre au service des personnes, oser ensemble (avec et non pour les personnes malades, handicapées, âgées).

La nouvelle loi sur la fin de vie demande de respecter les directives anticipées, c’est à dire les souhaits que les patients formulent pour leur fin de vie. La question de la sédation profonde demandera plus d’écoute des attentes des personnes malades et de leurs proches.

La bientraitance s’évalue, elle s’individualise aussi pour la qualité de vie des personnes fragilisées. La lutte contre la maltraitance, l’abus de pouvoir, l’abus de faiblesse demande une vigilance quotidienne, étayée par des positions claires des professionnels. Implication et exemplarité de la direction : c’est le critère clé de la réussite des démarches qualité (Cf. Label Humanitude cité dans l’ouvrage Bientraitance et qualité de vie (Elsevier Masson) notamment).

Quelle place pour les désirs des personnes aidées ? Pour ces aidant sexuels en formation ? Pour ces équipes citoyennes bénévoles (Monalisa) ?

Lâcher le pouvoir sur l’autre pour co-construire le soin avec lui. Voilà une révolution qui va bouleverser le quotidien des services, des soins, tout comme les formations initiales et continues.

Aux médecins, cadres, autorités de tutelle de montrer l’exemple.

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