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Accompagnements & soins

Grippe : vers l'obligation de vaccination ?

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 05/02/2017

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Responsabilité populationnelle

La plaAnnie de Vivieteforme politique de la Fédération hospitalière de France s’appuie sur le concept de responsabilité populationnelle”, centrée sur les besoins des populations sur chaque territoire. Moins hospitalo-centrée, la fédération ose interroger la pertinence des actes, des acteurs.

La Fondation Médéric Alzheimer montre que l’offre d’aide et de soin est meilleure aujourd’hui dans de nombreuses zones rurales qu’à Paris. Quid de la responsabilité populationnelle” pour les personnes malades Alzheimer et leurs proches aidants ?

Les métiers de l’aide à domicile sont (enfin) valorisés par les pouvoirs publics, avec 300 000 emplois à recruter d’ici 2030. Et ce alors que de nombreux départements, exsangues, prennent des décisions illégales. La ministre Pascale Boistard mobilise les préfets et relance la Silver Economie dans les Silver régions. Elle parle de République du respect”.

Le vieillissement de la population impose une forte remise en question des acteurs” estime aussi le PDG de l’Amapa, qui se positionne dans les reprises de services d’aides et de soins en cessation d’activité. Ses exigences de gestion et de management permettent à ce jour de redresser les services tout en sauvegardant l’emploi. Face aux heures négatives des services d’aide, l’Amapa lance une plateforme de réservation en ligne pour réduire les deficits de services sur des territoires… où elle n’est pas implantée. Question de responsabilité ? Certes mais aussi d’atouts pour les territoires… en cette période électorale.

Et face à l’épidémie de grippe, très meurtrière pour les plus âgés fragilisée, quant est-il de la responsabilité populationnelle” des professionnels de santé ? Symptômes meutriers, épuisement des proches, des professionnels, recours aux urgences… la couverture vaccinale des professionnels de santé est évaluée entre 25 et 30 %…

L’Ordre des médecins et le Directeur général de la santé (DGS) ont plaidé pour que l’obligation vaccinale des soignants, envisagée puis abandonnée, soit rediscutée. Les syndicats de médecins et d’infirmières sont plus prudents et invitent à ne surtout pas culpabiliser les soignants. Le Syndicat national de jeunes médecins généralistes (SNJMG) a invité ce 1er février à s’appuyer sur les preuves scientifiques. Le Haut conseil de la santé publique admet qu’il manque d’études qui démontrent de manière certaine l’efficacité de la vaccination des personnels soignants en termes de diminution de l’incidence et de la mortalité.

Dans un sondage réalisé par le Journal international de médecine entre le 18 et 30 janvier 2017, les professionnels sont 6,4 sur 10 à être favorables à l’obligation. Les infirmières restent hostiles à celle idée (32 % seulement approuveraient une vaccination imposée et 41 % la refusent sans nuance), tandis que les médecins (71 %) et les pharmaciens (71 %) approuvent.

Quant à l’EHPAD Lyonnais du groupe Korian, l’IGAS a rendu son verdict et demande notamment une meilleure couverture vaccinale.

Ce sens de la responsabilité populationnelle est réel parmi les professionnels de santé. Il faut leur faire confiance, alléger la réglementation, libérer l’énergie et les expérimentations (comme la télémédecine, le déploiement des tests de diagnostic, les transferts de tâches souligne la FHF, comme le déploiement du 1er label de bientraitance, le label Humanitude, qui sera remis ce 10 février à Commequiers en Vendée).

Mais visiblement seule une obligation permettra d’obtenir une couverture vaccinale satisfaisante.

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