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Qualité & management

SQVT : alerte de la CNAM et pétition

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 13/03/2017

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Il faut une prise de conscience

Aux Assises nationales du vieillissement à Marseille ces 7 et 8 mars, la CNAM-TS (Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés) a, à nouveau, tiré la sonnette d’alarme sur la santé et la qualité de vie au travail (SQVT) des professionnels du médico-social.

Les taux d’absentéisme en Ehpad (9 %) et en services à domicile (12 à 15 %) sont trois à cinq fois plus importants

que la moyenne des entreprises françaises. Comment gérer des services avec un tel niveau d’absence ? interroge Philippe Bielec, ingénieur conseil national à la CNAM-TS. Sachant que dans notre secteur, on ne manipule pas des charges, on prend soin de personnes.

Ces métiers engageants, issus souvent de véritables vocations, devraient être épanouissants, positifs.
Or les courbes de sinistralité de la CNAM-TS montrent que la tendance ne s’inverse pas.

L’indice de fréquence (nombre d’accidents et d’arrêts de travail pour 1000 salariés) est de 34 en France, 64 dans le BTP (bâtiment et travaux publics), il est de 120 en Ehpad et 90 pour les services à domicile ! Voir les derniers chiffres de 2014 de la CNAM-TS pour les codes NAF 8710A (Ehpad) et 8810A (Saad) et suivants.

De son côté, la Drees a publié fin 2016 une étude qualitative qui montrait l’engagement du personnel des Ehpad… jusqu’où ? Une pétition circule en ce moment sur la toile contre les 12 minutes chronométrées pour aider une personne fragilisée pour sa toilette.

La CNAM-TS va focaliser son énergie sur ce secteur économique : participer à la valorisation des métiers (cf. la campagne Aider les autres, c’est notre métier !”), la sécurisation des environnements de travail, l’évolution des parcours professionnels, participer à la mutualisation des moyens, des formations.

Elle va soutenir les démarches d’analyse des risques (animateurs de prévention HAPA, Prap) en lien avec l’Anact (Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail, Aract en région), le Fact, les Clact (contrats locaux pour l’amélioration des conditions de travail) pilotés par les ARS.

Elle a salué les démarches d’amélioration continue des pratiques professionnelles et le suivi d’indicateurs tels que les arrêts de travail, l’absentéisme. Les retours des établissements et services à domicile labélisés ou engagés vers le Label Humanitude sont encourageants, même si la démarche est engageante.

C’est la politique des petits pas”, a souligné Philippe Bielec, sans rien lâcher de l’objectif de diminuer cette sinistralité qui épuise les professionnels, les managers, qui baisse la qualité du prendre soin des personnes fragilisées et asphyxie les finances publiques. Une vision positive du prendre soin et de la SQVT des professionnels doit être possible.

Sortir du cercle vicieux demande de prendre conscience de la réalité de la santé et de la qualité de vie (SQVT) en médico-social.
Le BTP a été capable de diminuer la sinistralité.
Et nous ?

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