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Accompagnements & soins

Le casse-tête des remplacements

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 04/09/2017

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Enjeu RH

Comment assurer une qualité de prestations d’aide et de soin auprès de personnes de plus en plus fragilisées sans remplacer les absences, même de courte durée ?

Annie de VivieComment assurer une sécurité et qualité de vie au travail (SQVT) sans remplacer les professionnels absents, au risque d’impliquer des équipes déjà sous tension et d’aggraver encore les absences ?

On le sait les managers, les cadres de santé sont mobilisés chaque jour dans les services d’aide et de soins, dans les Ehpad, les centres de santé, sur les plannings et les remplacements des salariés malades, absents.

A côté de l’intérim (plutôt onéreux), le recours aux CDD est très encadré : avec le nom et la raison de la personne à remplacer (quid si elle revient…), en cas de surcroît de travail (grippe, canicule), en cas d’attente d’embauche… L’encadrement se contorsionne pour respecter la législation et éviter la requalification en CDI… sans financement associé.

Dans le secteur médico-social aussi, on entend les demandes de simplification, l’assouplissement, l’augmentation des durées des CDI de mission…

Reste qu’il manque un porte-parole pour relayer les réalités de terrain face aux futurs arbitrages législatifs, réglementaires et financiers (Ondam 2018).

Qui pour dire l’impossibilité pour les professionnels de renier leurs valeurs professionnelles par un prendre soin indigne ?

Qui pour favoriser le partage de l’information, dans des dossiers de vie, de soins partagés… notamment avec les remplaçants formés et encadrés ?

Le vieillissement de la population bouscule, interroge.
La démographie va impliquer des prises de décision (retraites, financement de l’aide à l’autonomie, organisation de l’offre de santé).
La question est loin d’être anodine en Chine avec déjà 40 millions de Chinois âgés en situation de perte d’autonomie en 2015.

Encore une fois c’est un enjeu politique au sens noble du terme.

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