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Réseaux & territoires

Taux d'encadrement miracles ?

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 19/03/2018

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En esms

La mobilisation des professionnels des Ehpad et des services à domicile ce 15 mars, a encore engagé plus d’un salarié sur 5 (22,5% et 31,8% le 30 janvier dernier).

Les revendications restent les même : le renforcement des moyens en personnels au chevet des personnes fragilisées à leur domicile et en institution.

Ces attentes sont reprises par le rapport parlementaire de Monique Iborra (La République En Marche) et Caroline Fiat (France Insoumise).

Elles sont même partagées par des représentants de groupes privés commerciaux lors des Assises des Ehpad à Paris, qui doivent suivre les exigences claires en terme de taux d’encadrements dans d’autres pays européens où ils interviennent.

Or comme l’a expliqué le médiateur de la grève de Foucheran, Vincent Chagué, attention au fait que rajouter simplement des moyens dans un système qui prend l’eau, ne résoudra pas la qualité du prendre soin et la qualité de vie au travail.

Impossible de prendre soin sans professionnels formés et compétents. Certes.
Enore faut-il les attirer, les recruter : voir la campagne pour le domicile

Impossible aussi de ne parler que des besoins en soins (portés par les professionnels soignants), en passant sous silence la vie, le plaisir de l’alimentation, des liens, des relations, des projets petits ou grands, de l’accès à la culture… et les professionnels associés (les bénévoles aussi, les proches, les citoyens, artistes…)

Impossible d’avancer de manière cohérente sans une vision mobilisatrice, sans des repères clairs, des process et organisations connus, partagés, régulièrement évalués, par des managers qui vont sur le terrain (Le Gemba cher au Dr de Coster qui gère le CH de Namur en Belgique et a passionné l’auditoire avec son approche du Lean Management pour lutter contre l’épuisement professionnel, le burn out).

Les modes de tarification, EPRD/ERRD… ne peuvent se lire sans le suivi de quelques indicateurs qualité pertinents.
La fusion de l’Anesm au sein de l’HAS va surement amener des référentiels opposables, adaptés aux différents ESMS associés à des indicateurs médico-économiques à suivre pour avancer et éviter les pièges de primes à la grabatisation (plus je prends soin de personnes malades, plus je suis financé)… un peu les pièges de la T2A, tarification à l’activité.

Pas de miracle sans repères éthiques !

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