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Vie sociale & projet de vie

La fable de la grenouille

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 16/12/2018

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S’habituer petit à petit à l’inacceptable

Connaissez-vous la fable de la grenouille ?

Selon Wikipédia : Si l’on plonge subitement une grenouille dans de l’eau chaude, elle s’échappe d’un bond ; alors que si on la plonge dans l’eau froide et qu’on porte très progressivement l’eau à ébullition, la grenouille s’engourdit ou s’habitue à la température pour finir ébouillantée”.

Cette fable a été citée plusieurs fois par les experts et les professionnels de terrain lors de la conférence sur la gestion des risques de maltraitance la semaine dernière à Paris.

Sans des éclairages réguliers, extérieurs, nouveaux… nous risquons de nous habituer… au pire.

Nous risquons de nous habituer à l’ à quoi bonisme”, à l’impuissance, à la banalité du mal (face aux situations de maltraitance qu’une campagne porte à l’écran pour briser le silence).

Chacun d’entre nous risque se s’habituer .… Cette semaine aux erreurs médicamenteuses que la conciliation médicamenteuse aide à diminuer, au burn-out sidérant.

Chacun d’entre nous risque l’accoutumance … aux pratiques dégradantes, non professionnelles, aux présomptions d’incompétences dans notre société âgiste, aux croyances, comme ces chiffres à vérifier, sur la maladie d’Alzheimer décryptés pour vous cette semaine.

Il est bon de se poser et d’accepté d’être secoué par le regard d’un stagiaire, celui d’une famille, une caméra, un politique…

Cette semaine Marie-Anne Montchamp, présidente de la CNSA, ancienne ministre chargée des personnes en situation de handicap, pointe (enfin) deux impensés, que nos colloques sur les approches non médicamenteuses, notamment, osent pointer chaque année.
Elle pointe l’impensé de la fonction présentielle auprès des personnes fragilisées, malades, désorientées, en fin de vie… Cette fonction est dévolue aux bonnes volontés, aux proches aidants, aux professionnels contorsionnistes et épuisés… Elle souligne aussi l’impensé des coûts de toute transformation, transition, réforme.
Le coût de la démarche projet, de ses accompagnements, des formations nécessaires, des investissements… ne sont généralement pas accordés au risque de braquer puis d’épuiser les acteurs.

Merci à Patrick De Coster, directeur du CH de Namur de nous aider à instaurer et pérenniser la confiance. Son expérience sur le terrain, auprès des équipes de soin, son ton décalé, si belge, donnent des ailes. Il libère les erreurs qui ne deviennent des fautes que lorsque les faits sont répétés et intentionnels.

Merci aux pionniers du baluchonnage d’avoir continué d’y croire, aux experts de nous doter d’outils (cette semaine des bonnes pratiques pour évaluer la situation des aidants)

Merci dans un autre domaine à Greta Thunberg, 15 ans, de ne pas nous habituer à l’idée que le réchauffement climatique est inévitable. Toujours selon Wikipédia, dans le film catastrophe Le Pic de Dante, dont le sujet est le réveil d’un volcan, les signes alarmants deviennent de plus en plus évidents, mais les autorités ne s’en soucient guère car ils sont progressifs…

2018 s’achève sur cette fable de la grenouille.

Nous sauterons directement au 2 janvier prochain pour la première newsletter d’Agevillagepro.com de l’année 2019. Gageons qu’elle nous amène la sagesse des Fables du grand Monsieur de La Fontaine.

D’ici là, la rédaction se joint à moi pour vous souhaiter de jolies fêtes de fin d’année, pétillantes et sautillantes !

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