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Accompagnements & soins

Humanisme, numérique et santé

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 15/01/2020

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Dévoilée fin avril 2019, la feuille de route numérique du plan Ma santé 2022 concerne aussi bien le médicosocial que le sanitaire. Dominique Pon, responsable de la Délégation ministérielle du numérique en santé, présente à Agevillagepro​.com les ambitions qui animent le projet.


Mots-clés : virage numérique — sanitaire et médico-social — système d’information homogène — dossier médical partagé — messagerie sécurisée



Forte de 26 actions, la feuille de route a pour objectif d’« accélérer le virage numérique ». Derrière cette ambition, il s’agit de mettre en cohérence les outils, qu’ils soient utilisés par les hôpitaux, les médecins, les Ehpad ou encore les services d’aide à domicile.

« Un citoyen, un usager peut à la fois être hospitalisé, vivre en Ehpad… C’est le même parcours de vie, et si on commence à fragmenter son parcours numérique, cela crée un risque de rupture », souligne Dominique Pon.

Avec son action 21, qui vise à « harmoniser les systèmes d’information (SI) de la gestion de l’Allocation personnalisée d’autonomie », les Conseils départementaux sont eux aussi concernés par la feuille de route. Une façon, pour Dominique Pon, de lutter contre les inégalités d’accès au droit.

La mise en place d’un SI commun permettant par ailleurs de disposer d’indicateurs et de données pour un meilleur suivi. « Rendre le système homogène, c’est le rendre plus éthique, plus équitable », résume-t-il.

Chantier d’envergure


Entre l’extension du DMP (Dossier médical partagé) à tous les acteurs du social et du médico-social (action 11), le développement d’outils régionaux de coordination (action 14), le déploiement de messageries sécurisées dans le médico-social en 2021 ou le plan ESMS numérique (action 20), le chantier est de taille.

« D’autant que le secteur est très peu mature, encore moins que l’hôpital », observe Dominique Pon. « Mais l’Ehpad numérique correspond à une vraie attente du secteur ».

Le plan est en cours de chiffrage, avec un montant qui devrait être défini d’ici à 2020, après élaboration d’un référentiel de la CNSA.

Le plan ESMS numérique permettra aux établissements et services d’obtenir un soutien financier pour s’équiper en solutions correspondant à ce référentiel.

« Dynamique collective »


Pour faciliter le déploiement de ces actions, mais aussi mobiliser toutes les parties prenantes, la Délégation ministérielle se rendra dès septembre sur le territoire, à la rencontre des professionnels concernés — services, établissements, conseils départementaux, éditeurs de logiciels, start-ups… — et des représentants d’usagers.

Des rencontres pilotées par la DGCS (Direction générale de la cohésion sociale), afin de construire un cahier des charges fonctionnel à partir des besoins des utilisateurs, en parallèle, des ateliers citoyens seront organisés à partir de l’automne.

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