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Réseaux & territoires

Edito : Quand le bâtiment va, tout va

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 15/07/2020

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Construire, isoler, rénover… avec les financements associés !

Le secteur de l’aide à l’autonomie quel que soit l’âge est porteur d’une vision humaniste pour faire face à nos fragilités, nos dépendances. Au lendemain d’une crise sanitaire sans précédent, pour laquelle il ne s’agit pas de baisser la garde, cette Autonomie, debout jusqu’au bout, malgré tout, invite à un récit individuel et collectif positif.

A nous d’inventer, de renforcer le panel de solutions, de services à organiser, orchestrer et financer, partout sur le territoire. Ses métiers du Lien chers aux députés Bonnell et Rufin, visent à accompagner avec professionnalisme des situations de plus en plus complexes, comme les maladies neuro-évolutives (voir quatre guides pour outiller les pros du domicile) ou la fin de vie percutée par la covid-19.

Ces services devraient mobiliser plus de 300 000 nouveaux emplois (en écho aux rapport Libault et El Khomry).

L’aide à l’autonomie va générer aussi des constructions, des rénovations, des isolations des habitats dédiés, plus ou moins médicalisés. Et c’est le Président de la République en personne qui l’a souligné dans son interview du 14 juillet.

Quand le bâtiment va, tout va.

Tout s’aligne : de la transition démographique à la transition climatique, des aspirations individuelles pour bien vieillir, pour vieillir debout aux réponses professionnelles qui veulent être fières de la qualité de leur prendre soin, labellisé, financé, gouverné. Voir cette semaine ces départements qui capitalisent sur les solidarités de voisinage ou ces Ehpad : plateformes de citoyenneté, de solidarités des territoires. Ils allient le droit des établissements et services médico-sociaux avec la qualité du prendre soin et l’inclusion sociale porteuse de sens et d’emplois.

Ces solutions sont portées par des acteurs publics, associatifs ou privés, qui veulent tous être parties prenantes des décisions quant aux financements de leurs services ou à la gouvernance du système (comme le souligne le Synerpa cette semaine).

Ainsi il leur est impossible de déployer une prime vers certains salariés (Aides-soignants, infirmiers… quand le domicile reste un grand oublié, souligne l’ADMR) sans bouger les grilles des conventions collectives et donc les financements afférents.

La préfiguration du futur 5eme risque de Sécurité Sociale qui n’est désormais plus un tabou et qui mobilise les fédérations et syndicats professionnels mais aussi la CNSA cette semaine.

Un 5eme risque pour financer l’aide à l’autonomie porteuse de sens, d’emplois face à la crise économique qui s’annonce mais aussi face aux coûts cachés de la non-qualité : dévalorisation du grand âge, des métiers, absentéismes, RPS, TMS, sur-médicamentation, recours évitables aux urgences…

Et parce que quand le bâtiment va, tout va.

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