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Accompagnements & soins

Edito : Vaccin, AI... pas sous tous les sapins

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 02/12/2020

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Pas pour tous les professionnels de l’aide et du soin…

La fin de cette année 2020 tristement mémorable se profile.

Et traditionnellement, les sapins sont de sortie.

Chacun va y déposer ses espoirs, de jolis cadeaux, et rêve d’en recevoir.

Et vous à quoi rêvez-vous ?

Au cadeau de voir les postes pourvus par des professionnels formés, compétents, soutenus, outillés, reconnus aux regards des salaires (du public, du privé) ?

A des outils numériques utiles, intelligents, interopérables et financés (le secteur se voit flécher 600 millions d’euros sur 5 ans) ?

A un vaccin efficace, ouvert au plus grand nombre, aux personnes les plus à risques, aux personnels de première ligne ?

A des renforts pour des démarches éthiques partagées en cas d’urgence avec des cellules dédiées mais aussi et surtout en continu étant donné la complexité d’accompagner ces situations humaines extrêmes : handicaps, polypathologies, troubles du comportement, épuisement des proches aidants, fins de vie…

Au soutien d’élus et d’acteurs du territoire mobilisés, fédérés, acteurs de parcours coordonnés, lisibles, labellisés ? Voir cette semaine le Gérontopôle Nouvelle-Aquitaine.

A des médiations accessibles, financées, utiles en cas de difficultés, en cas de conflits épuisants, stressants jusqu’au
risque suicidaire pointé cette semaine ?

Or toutes ces pistes de cadeau n’iront pas sous tous les sapins.

Si les acteurs du domicile ont (enfin) leur plan covid, ils ne seront pas prioritaires pour la vaccination.

Brigitte Bourguignon déclenche des financements Solidarité AI en Ehpad” pour que les 700 associations intermédiaires (AI) et leurs 60 000 salariés viennent en renforts sans les secteurs de la désinfection et entretien des locaux, la restauration (cuisine, plonge, portage de repas…), la lingerie, etc.

Le secteur du médico-social continue de souffrir de son invisibilité, de son manque de rayonnement, de son émiettement, d’une non-reconnaissance de sa nécessité à côté des soins, des proches, des élus, de son financement sur les besoins en soin, sur les incapacités des personnes aidées et moins sur leurs capacités, la prévention, la qualité de vie au travail…au risque de coûts terribles de la non-qualité.

A lui, à nous de garnir le sapin d’une vision d’un vieillissement ajusté, personnalisé, doux, tendre, debout, jusqu’au bout, entouré de professionnels reconnus et fiers de leurs magnifiques métiers.

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