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Le nouveau paradigme des maladies chroniques

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 17/10/2011

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Après les rapports des experts dans le cadre des débat sur la dépendance, celui du Haut conseil pour l’avenir de l’Assurance Maladie (Hcaam) intitulé Assurance maladie et perte d’autonomie”, force est de constater qu’au delà du phénomène démographique du vieillissement, un nouveau paradigme s’impose pour la refonte des politiques de santé : les maladies chroniques.

C’est ce qu’a expliqué Marc Bourquin, directeur de l’offre médico-sociale au sein de l’ARS Ile de France lors du colloque Maires et Grands-mères le 10 octobre dernier à Paris.
Aujourd’hui chaque tutelle travaille en tuyau d’orgue” pour répondre à des situations aiguës : par pathologie, par type de structure, de financement, de prise en soin… Les formations des professionnels se spécialisent, pathologie par pathologie, puis se sur-spécialisent…
Or, les personnes atteintes de maladies chroniques vont avoir besoin de soins et d’aides au long cours, avec des phases parfois plus aiguës.
Quant aux très vieilles personnes, elles peuvent vivre avec 7 pathologies en moyenne, dont certaines chroniques.
Et le constat tombe sans appel : en Ile de France le taux de recours à l’hospitalisation des plus des 70 – 80 ans est huit fois supérieur au taux moyen.

Il est clair que notre système ne sait pas accompagner ces personnes. Elles ont alors recours aux urgences, aux hospitalisations évitables et délétères.

Les rapport de l’Hcaam et celui de la DGOS sur ces lits hospitaliers occupés de manière inadéquate sont clairs : il faut revoir le système. Le parcours de soin de ces personnes permettrait déconomiser au moins deux milliards d’euros.
En ces temps de disette budgétaire, les sommes parlent.

Reste que l’on n’a pas encore trouvé qui mettrait en oeuvre une telle réforme.
Elle va impacter l’hôpital, les services amont et aval (SSR, EHPAD, SAD, SSIAD), la médecine de ville, les réseaux, les guichets d’entrée (Clic, maia, Mdph…), les régions, les départements, les communes et inter-communalités.
Chacun va devoir accepter de s’insérer dans une filière, travailler avec les services, lâcher des prérogatives dans une logique de contractualisation.

Le Hcaam préconise de démarrer par des expérimentations. Ce qui signifie que des équilibres doivent être bouleversés et que ce
changement de paradigme est politiquement très sensible.

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