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Accompagnements & soins

Vive la fongibilité !

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 02/05/2012

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Annie de VivieBien que la période pré-électorale est calme concernant la sortie de lois cadres, les administrations centrales sont à la manoeuvre pour les textes réglementaires.
(Même si l’association des départements de France, ADF, attend depuis 40 mois la sortie d’un décret concernant la tarification à la ressource”)

Les projets stratégiques (PRS) des ARS (Agences régionales de santé) à peine publiés (voir l’analyse de l’ARS Ile de France, les 27 filières en Rhône Alpes), une circulaire de la DGOS précise la notion de fongibilité. Une précision attendue pour permettre de corriger les inadéquations d’offres de soin d’un territoire à l’autre.

Comme le précisait en février dernier Didier Jaffre, le directeur de l’ « Offre de Soins et de l’Autonomie » à l’Agence régionale de santé (ARS) de Bourgogne, les ARS doivent pouvoir évoluer d’une logique de gestion en tuyaux d’orgue à des schémas d’intervention selon les parcours des personnes, il faut « repartir du besoin et non des structures existantes quitte à redéployer ». 

Cette fongibilité va permettre de déployer des crédits du secteur sanitaire vers le médico-social (déploiement de services court séjour en moyen/​longs séjours, analyse de l’offre de soin à domicile…, voir les indicateurs qualité de l’hospitalisation à domicile publiés par l’HAS).

Le jeu en vaut la chandelle selon le Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie (HCAAM). Deux milliards d’euros peuvent être trouvés via les hospitalisations indues, l’inadéquation de l’offre sur les territoires.

Aux acteurs du médico-social (des établissements, des services à domiciles, des centres de conseils…) d’analyser les projets stratégiques régionaux des ARS, rencontrer leurs confrères du secteur sanitaire pour imaginer avec eux les projets potentiellement finançables par cette fongibilité.

Anticiper, collaborer, structurer… vive la fongibilité si elle se déploie en faveur du secteur médico-social structurellement et historiquement sous-doté, et pourtant si complémentaire en amont et en aval des structures de soin, pour le bien-être des concitoyens (revoir les expérimentations du CHU de Limoges).

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