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Accompagnements & soins

Médico-social, des professions de plus en plus visées

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 29/10/2012

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Annie de VivieLes professions médico-sociales n’ont pas spécialement bonne presse.

Malgré les progrès dans le prendre soin, la technicité des métiers, les parcours professionnels proposés, les pénuries de personnels en ces temps de chômage de masse, les métiers du grand âge peinent à recruter (2000 postes en souffrance au Synerpa : établissements privés commerciaux, voir le 1er baromètre des salaires IDE, AS, ASH).

Peu d’initiatives médiatiques : salon, émission de TV (“21 jours inoubliables” sur France 2 cette semaine), peu d’ouvrages ( comme Je vous trouve si belles”) viennent contrebalancer les manquements, les dérives, les maltraitances, plus facilement mises en avant.

Peut-être plusieurs raisons à cela :

- l’omerta des professionnels sur les actes de maltraitance perdure, comme le soulignent les témoignages recueillis par Madame Madelaine que nous publions cette semaine. Comment l’image de la profession peut-elle évoluer si les professionnels couvrent des agissements, des négligences, inadmissibles au lieu de s’y attaquer ?

- un manque cruel de moyens humains, de formation, d’encadrement. Ce manque ne s’améliore pas (Voir l’édito Bercy 1/Médico-social 0).

- des métiers autour de ce qu’il y a de plus difficile à vivre, à penser (la grande vieillesse, les handicaps, les maladie, la fin de vie, la mort). On parle de management de l’insolite.

- une vision très médicalisée, très pessimiste du grand âge (qui interroge le temps du mourir” ? Qui remet en question les évaluations centrées sur les pertes, les manques, les pathologies et bien peu sur les capacités restantes, les envies ?)

La Haute autorité de santé (HAS) publie cette semaine des outils pour aider à la prise de conscience des soignants face à la maltraitance ordinaire”. Ces livrets et questionnaires ne sont pas des recommandations à caractère contraignant, tout au plus des instruments pour aider à une sensibilisation des soignants et faire évoluer leurs pratiques.

Cette timide avancée est toutefois bienvenue. Aux clients des Ehpad et des hôpitaux de faire le reste, d’agir et de réagir, de protester et d’écrire pour défendre leur droit d’être soigné dans la dignité et le respect, de réclamer face à un service défaillant ou contre des tarifs peut être abusifs (voir les avis clients des résidents des maisons de retraite sur l’annuaire d’Agevillage, notre boîte à outils des CVS : conseils de la vie sociale). 

Leur action contribuera à faire évoluer le niveau d’exigence des autorités de tutelle.

Leurs voix restent faibles aujourd’hui, elles le seront moins demain.

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