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Qualité & management

Cap vers des ratios d'encadrement, des indicateurs pour une transparence, une éthique outillée, financée et contrôlée

Auteur Annie De Vivie

Temps de lecture 2 min

Date de publication 02/02/2022

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La déflagration du livre Les fossoyeurs de Victor Castanet secoue dans toute la société choquée, dans toutes les fédérations professionnelles, à tous les niveaux de l’Etat.

Cette déflagration impose de fait les défis de la transition démographique (alignée avec la crise climatique) dans la campagne électorale.

Les tabous tombent. 

La parole se libère avec des #metooehpad #metoograndage, des actions collectives, juridiques, même si on n’entend encore pas assez les premiers concernés.

Ce qui était autrefois impensable est maintenant posé sur la table : des ratios opposables de personnel selon le nombre de personnes aidées, des tarifs associés, des indicateurs qualité (complémentaires aux repères quantitatifs Aggir, Pathos) pour objectiver les indispensables démarches éthiques.

La société prend conscience du niveau de professionnalisme et d’éthique requis, à évaluer, à contrôler pour prendre soin de situations humaines complexes. Comme cette semaine : savoir gérer les risques d’agressivité de personnes qui s’auto-défendent d’actes qu’ils ne comprennent pas, savoir prendre le temps de la disponibilité pour justement gagner du temps, de la qualité de vie au travail, dans les relations, savoir si l’on peut accompagner des personnes à leur domicile quand on est cas contact, savoir vivre avec le virus et alléger les mesures en Ehpad selon les gériatres.

L’approche domiciliaire s’impose dans la tête des professionnels du grand âge. C’est une des satisfactions de Marie-Anne Montchamp qui a terminé son mandat à la CNSA et s’engage dans la campagne présidentielle auprès d’Emmanuel Macron.

Cette approche domiciliaire a besoin de financements, de structuration, de repères clairs, d’indicateurs lisibles et communiqués avec des ratios opposables de professionnels en contact, formés, managés, encadrés, soutenus. 

Cette approche domiciliaire demande des moyens, des postes dans le domaine de la santé au sens bio-psycho-social quel que soit le domicile : des psychologues, des animateurs de la vie sociale, des référents qualité pour aider à vieillir debout, malgré tout, jusqu’au bout, partout.

Cette approche domiciliaire demande une gouvernance simplifiée, transparente, contrôlée au sein des groupes et entreprises qui deviendraient à mission”. Cette approche domiciliaire sera incarnée, financée par la 5eme branche de sécurité sociale qu’est devenue la CNSA. Elle demandera un organisme indépendant des financeurs pour évaluer et contrôler les acteurs, avec une vraie place pour les premiers concernés eux-mêmes, pour les proches, les familles, pour les élus, les citoyens. Merci à IdealCo qui forme les professionnels des collectivités locales de m’avoir donné la parole pour présenter mon livre sur les pionniers du label Humanitude.

Rien d’impossible.

Si notre République le veut vraiment.

Elle ne pourra pas dire qu’elle ne savait pas.

#metoo je suis aidante. #metoo je serai vieille un jour !

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