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Qualité & management

Inflation, prix du gaz, revalorisations Ségur : « catastrophe annoncée » dans le Grand Est

Auteur Raphaëlle Murignieux

Temps de lecture 1 min

Date de publication 11/05/2022

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C’est par un courrier daté du 2 mai que le collectif des adhérents AD-PA Grand Est a alerté les présidents des Conseils départementaux sur la situation « particulièrement inquiétante pour les établissements sociaux et médicaux sociaux avec en point d’orgue de cette alerte les Ehpad, Ehpa et services à domicile ». Explications de Robert Laval, correspondant régional de l’association dans la région.

Avec un taux de 4,8 % enregistré fin avril, l’inflation en France atteint des sommets jamais vus depuis 1985. Forcément, tous les établissements sont impactés : les prix des produits d’incontinence ou des denrées alimentaires s’envolent. Mais les prix de journée, eux, n’ont que très peu augmenté, selon Robert Laval.

« Nous ne pouvons tout de même pas rogner sur l’alimentation ! », proteste le correspondant régional. « Certains tarifs ont augmenté de 0,09 %, d’autres de 0,70 % : on est loin du compte, même avant l’envolée de l’inflation ».

Une inflation à laquelle s’ajoute la hausse conséquente des prix de l’énergie – gaz, électricité, fuel – ces derniers mois. « Début mai, certains établissements de la région avaient déjà consommé la moitié de leur budget chauffage annuel », s’alarme Robert Laval. 

Ségur oblige, les charges de personnel ont, elles aussi, augmenté… mais les dotations associées ne sont pas toutes parvenues dans les caisses des établissements. Selon Robert Laval, il manque de 80 000 à 300 000 euros dans les budgets.

« Les établissements et services doivent jouer les banquiers, et risquent des difficultés de trésorerie qui vont amplifier les problèmes existants. »

« C’est maintenant qu’il faut agir »

Selon lui, 90 % des structures de la région sont concernées. Le collectif demande donc des solutions d’urgence aux pouvoirs publics, comme des dotations exceptionnelles des départements ou la baisse des taxes sur l’électricité et le fuel pour passer cette période de crise.

Mais appelle aussi à « revoir le mode de financements des établissements et services chargés d’une mission de service public », via une loi grand âge autonomie tant attendue.

Pour l’instant, le courrier de l’AD-PA Grand Est n’a pas reçu de réponse. Robert Laval appelle tous ses collègues de la région et d’ailleurs à se mobiliser pour faire entendre leurs difficultés.

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