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Qualité & management

Métiers durs, durs métiers : les aimer plutôt qu’aller dans le dur

Auteur Annie De Vivie

Temps de lecture 2 min

Date de publication 15/02/2023

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Les reportages, les rapports, les chiffres de la sinistralité du secteur, les sous-dotations chroniques et perpétuées alourdissent l'image des métiers du grand âge.

Sont-ils fondamentalement de durs métiers ? Des métiers durs ? Aux tâches qui épuisent ?

Ces métiers du prendre soin, de l'aide, de l'accompagnement sont centrés sur la relation avec des personnes en situation de handicap, de besoins. Des personnes vivantes, jusqu'au bout.

Les métiers de la relation nourrissent autant celui qui l'initie, le professionnel, que celui qui est aidé.

Métiers durs, durs métiers.

Or faire du bien, fait du bien. Le lien nourrit le lien, la relation, la motivation, le sens.

Si les soins de force s'enchainent, avec des refus de soin, des troubles du comportement, de la dénutrition, la course coûte que coûte... l'épuisement risque d'aller croissant, d'épuiser tout le monde, d'accélérer la chute libre de l'attractivité de ces métiers.

Métiers durs, durs métiers.

Et ce quel que soit le statut de la structure. Sachant que cette semaine les réactions sont nombreuses suite à l’accord Caisse des dépôts/Orpea qui ne passe pas auprès des acteurs associatifs, publics, à but non lucratifs.

Alors que les crises s'aggravent avec une inflation qui semble repartir de plus belle, chacun cherche les moyens de survivre. Si Siel Bleu voit son ciel financier s'éclaircir, sa levée de fonds de 4 millions d'euros est l'occasion de reparler des moyens de financement des associations.

Métiers durs, durs métiers.

Et si les organisations traditionnelles bougeaient ? Cette semaine, le modèle Tubbe questionne la pyramide de fonctionnement des structures et des métiers : elle invite à la renverser avec la personne aidée au sommet en lien avec ses proches aidants, les professionnels en pluridisciplinarité et la direction. Et si on se laissait "entubber" ?

Les métiers de la relation, du lien impliquent nécessairement, à un moment ou un autre, un risque de conflit. Cette semaine, nous revenons sur la médiation, sur l'intérêt d'un tiers médiateur neutre, indépendant, pour les particuliers comme pour les pros.

Voir aussi les travaux des labellisés Humanitude qui mettent en correspondance leur référentiel de 500 critères avec celui de la Haute autorité de santé (HAS). Ils veulent être fiers de leurs métiers du lien, ils aiment prendre soin des personnes en situation de vulnérabilité. Nous demain. Ils continuent d'investir du mieux qu'ils peuvent (via leur CPOM) pour éviter d'aggraver la sinistralité.

Métiers durs, durs métiers.

Question de gouvernance, de priorités (voir celles de la CNSA sur 2023), de ressources des territoires avec les Gérontopôles, dans les actus de la semaine.

Sans loi grand âge structurante, pour financer la 5eme branche de protection sociale. Sans investissements à impacts au regard des défis, des enjeux, des coûts de la non qualité.

Jusqu'à aller dans le dur, dans le mur ?

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