Quelle que soit l’approche menée, toutes les grandes mutations géographiques que la France a connues (campagnes vers ville, centres-villes vers banlieues ou encore secteur agricole vers secteur industriel) concernent les « actifs ». C’est majoritairement aussi que dans un passé récent, retraités et personnes âgées, résidaient dans leur « secteur » d’origine. Alors que dans les départements ruraux beaucoup de personnes très âgées vivent encore à laferme familiale, les habitants des départements urbains ont eu un « parcours »plus spécifique :
Ce qui pose des problèmes nouveaux et attribue des responsabilités inhabituelles aux bailleurs sociaux.Véritable challenge qui constitue une nouvelle étape pour le monde « HLM » à qui on demande beaucoup depuis des décennies et qui, après avoir à l’origine, créé les conditions d’hygiène de l’habitat, a tour à tour :
Le monde HLM n’est pas uniforme. Très variées, ses réalisations vont de la reprise des logements « type » cité ouvrière aux petites opérations totalement intégrées en centre ville, voire au cœur des villages, sans oublier la grande cité où les R+24 côtoient les barres de plus de 100 mètres de long !Si l’âge du locataire peut générer une responsabilité nouvelle pour le bailleur, les réponses aux besoins créés sont plus facilement réalisables dans les petites unités --qui ne peuvent se comparer aux grands ensembles souvent catalogués comme secteurs à problèmes et lieux de délinquance aggravée.
Quelques problèmes rencontrés par les personnes âgées, autant dus à l’âge qu’au lieu de résidence :
Deux attitudes sont possibles :1) considérer qu’un locataire, jeune ou âgé, autonome ou dépendant, doit en contrepartie d’un loyer disposer d’un logement conforme aux normes et régulièrement entretenu pour les domaines incombant au bailleur sans autres obligations pour ce dernier,2) se sentir investi en tant que propriétaire d’une responsabilité spécifique envers les plus âgés, les plus dépendants et organiser, en partenariat, des réponses permettant aux plus fragilisés de continuer à vivre normalement.
La réalité actuelle ne permet pas de valider la première option. Il est donc nécessaire d’envisager une extension des missions traditionnelles. La question des moyens, légaux, humains et financiers pour ce complément de responsabilité reste cependant cruellement posée.Deux pistes de réflexion peuvent être envisagées :
Guy Sudre Consultants
mis à jour le 04/02/2010
Lire les autres chapitres de cet article :
2) Quelles dispositions prendre pour les futures réalisations ? (*)
3) Le patrimoine actuel – qu’y faire ? (*)
4) Alors que faire ?
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