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Emballons-nous : les résidents de Dannemarie font revivre les bals d'autrefois

Un court-métrage sensible et plein de tendresse


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Fruit d’un travail de mémoire de plusieurs mois, le court-métrage Emballons-nous, tourné avec les résidents de l’Ehpad de Dannemarie (Haut-Rhin), fait revivre la grande époque des kilbes, ces bals populaires alsaciens.

La danse fait son entrée dans la maison de retraite alsacienne dès 2017, avec un projet mené autour du tango argentin.

Un sujet qui évoque bien des souvenirs chez les résidents, notamment ceux des kilbes.

La compagnie Estro, qui menait le projet tango, a alors commencé à collecter ces nombreux souvenirs, explique Christine Beroud, la psychologue de l’établissement.

« Nous avons recueillis une trentaine de témoignages », explique-t-elle. « La parole était très libre, et le sujet a notamment permis d’évoquer la vie amoureuse des résidents ».

Car beaucoup de choses se jouent dans les bals : « rencontrer des personnes du sexe opposé, défier l’autorité des parents pour aller danser… Sans oublier les bals les plus marquants comme le bal de la libération, qui représente beaucoup en Alsace. »

Ce travail de mémoire s’est poursuivi par des ateliers danse et théâtre, qui ont permis de faire ressurgir de nouveaux souvenirs.

La chorégraphie et le film ont ensuite été construits à partir des souvenirs et de la personnalité des participants.

Seize d’entre eux ont participé au tournage dirigé par le réalisateur Ludovic Haas, pour obtenir un court-métrage d’une dizaine de minutes, sensible et plein de tendresse.

Il a été projeté pour la première fois en juin à Mulhouse lors du Printemps du tango, puis au sein de l’Ehpad.

D’autres projections sont prévues dans d’autres établissements de la région.

« Nous souhaitons le diffuser le plus possible. C’est important de montrer qu’il est possible de mener des projets en établissements, de se dépasser en créant des liens avec les autres, que ces personnes sont capables de plus, qu’ils sont plus que des "personnes âgées" ou des "résidents" », souligne la psychologue. 

En tout, 67 des 81 résidents se sont impliqués d’une façon ou d’une autre dans le projet, dont une vingtaine lors du tournage.

« Un sujet âgé, ce n’est pas quelqu’un qui attend son dernier jour : on se construit tout le temps, jusqu’à son dernier souffle », conclut la psychologue.

Voir la bande-annonce du court-métrage Emballons-nous


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