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Qualité & management

Informer sur la complexité ou la réduire ?

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 02/12/2013

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Annie de VivieLa concertation pour la future loi de programmation de la société au vieillissement a été lancée en grande pompe par le premier ministre, la ministre de la santé et la ministre déléguée aux personnes âgées et à l’autonomie.

Le vieillissement et la Silver Economie sont vus comme une opportinuté de croissance, d’emplois. Un discours positif et ambitieux dont le pays a besoin, car la révolution de la longévité est une réalité et cette réalité n’a pas forcément une conotation négative.

L’enjeu est de renforcer ce chiffre de 8 octogénéraires sur 10 qui vivent bien, avec leur pluri-mini-handicaps, à compenser. La prévention, l’anticipation, l’adaptation de l’habitat, l’accessibilité, les technologies sont des leviers encore insuffisamment développés.

Concernant l’aide à l’autonomie, le gouvernement se donne du temps : l’acte II de l’APA en 2015 pour l’aide à domicile, en 2016 pour les maisons de retraite…
Le projet de loi avance aussi l’idée d’un portail d’information public qui sera mis en place sur Internet pour présenter les dispositifs, les aides, les services, les établissements.

Ce travail d’information est celui qu’Agevillage.com opère depuis 2000. Notre annuaire de 25 000 réponses locales, nos newsletters hebdomadaires, nos forums, sont mis à jour chaque semaine, et ce depuis 13 ans déjà. Nous connaissons bien la complexité du système au point d’avoir mis au point MonAgevillage​.com, une application personnalisée, géolocalisée destinée à simplifier les recherches des salariés aidants. Une solution que le groupe de protection sociale Klesia vient de choisir pour ses salariés aidants familiaux.

Le mille-feuille administratif à la française (structures et caisses nationales, régionales, départementales, inter-communales, communales), est une réalité qui compile les services publics, les associations, les entreprises de tous ordres : CCAS, Clic, Maia, les milliers de services à la personne (SAD, SSIAD, SPASAD), sans parler de toute la gamme des établissements d’accueil (résidences, logements-foyers, EHPAD, petites unités de vie), les aides techniques, technologies… ni oublier les structures de santé, la médecine de ville, les professionnels libéraux, les urgences hospitalières etc…

Pour financer ces services au maillage opaque, les personnes âgées doivent en plus se repérer entre deux prestations : la PCH pour les personnes handicapées de moins de 60 ans et l’APA pour les plus âgés, bien moins intéressante, pour elle et ses proches aidants. Une pétition pour lever cette discrimination liée à l’âge a déjà recueilli plus de 92 000 signatures.

Alors, plutôt que d’affronter ces réalités nationales et locales ;
Plutôt que de réformer, de mutualiser un secteur éclaté (sanitaire versus médico-social, domicile versus établissements, public versus privé…), atomisé, fragmenté ;
Plutôt que de définir un référentiel d’évaluation national pour accéder à une prestation universelle (financée par la solidarité nationale);
Plutôt que d’identifier les filières d’aide à domicile ou d’hébergement à l’aide de labels qualité ;
Plutôt que de dépasser les intérêts sectoriels pour l’intérêt collectif…

Le gouvernement a lancé l’idée d’un nouveau portail public d’information, redondant avec ceux qui existent déjà, qu’il faudra savoir mettre à jour, en engageant les fonds publics bien maigres, et uniquement pour rendre compte de cette complexité, de ce maquis selon les terme du rapport Gohet sur le handicap vieillissant.

Il faut s’atteler à le réduire.

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