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Réseaux & territoires

Révolutions dans les systèmes de financement ?

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 24/10/2011

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Les modes de financements peuvent avoir des effets pervers. 

La DGCS (Direction générale de la cohésion sociale) veut ainsi poursuivre la médicalisation des EHPAD (Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), avec la mobilisation de 400 millions d’euros en 2012. Cette médicalisation donne des budgets soin (financement de personnels soignants) selon le niveau de GMPS (Gir moyen pondéré des résidents et Pathos Moyen pondéré pour la charge” en soins).

Une fois ces moyens accordés, l’établissement peut mettre en oeuvre des actions de prévention (pour éviter escarres, limiter l’incontinence par des accompagnements quotidiens aux toilettes par exemple), le travail d’accompagnement des personnels peut avoir pour conséquence une amélioration de l’autonomie des résidents.
En d’autres termes, plus la situation sanitaire de l’établissement s’améliore et plus son budget se réduit (voir le témoignage d’une directrice de maison de retraite dans la Drôme qui a pourtant chiffré à 300 000 euros les hospitalisations évitées, les consommations médicamenteuses et arrêts de travail diminués).

A contrario, un directeur d’établissement qui ne mène aucune action positive conserve ses budgets et a même des chances de le voir augmenter. 

La DGCS annonce aujourd’hui qu’elle lance une enquête sur le coût des soins et prendre soin en EHPAD et sur des indicateurs qualité complémentaires à l’évaluation Gir et Pathos. L’expérimentation durera de 3 à 4 ans…

Entre temps, des ARS accélèrent le mouvement.
Aujourd’hui les établissements et services fonctionnent en tuyau d’orgue”, les uns à côté des autres.
Ils sont financés un par un par leurs tutelles alors que les attentes et besoins des usagers-patients-clients évoluent (vieillissement, maladies chroniques), alors que les finances publiques se restreignent.

L’ARS Ile de France vient de publier son projet stratégique tout juste négocié.
Elle veut rapidement financer les établissements et services non plus un par un, mais selon le parcours de soin des personnes.
Les établissements, services, professionnels de santé vont devoir travailler ensemble, formaliser leurs collaborations, leur coopération, mettre en commun des moyens (formations…). Cette formalisation sera traduite dans les SROSM, dans des contrats de territoire.

Une autre révolution dans les systèmes de financement. 

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