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Qualité & management

Energie : 10 conseils pour alléger la facture

Auteur Raphaëlle Murignieux

Temps de lecture 2 min

Date de publication 05/10/2022

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Les prix de l’énergie s’envolent, et les établissements et services ne bénéficient pour l’instant d’aucune forme de bouclier tarifaire. Les factures sont plombées par ces hausses sans précédent, et mettent en péril certaines structures. Face à cette situation d’urgence, l’Anap délivre 10 conseils pour réduire durablement les factures d’énergie sans trop investir.

Un réel sujet de préoccupation : plus de 5000 professionnels s’étaient inscrits à la webconférence organisée le 30 septembre pas l’agence nationale d’appui à la performance. « Certains établissements anticipent des coûts multipliés par trois ou quatre », confirme le directeur général de l’agence Stéphane Pardoux. « Il risque aussi d’y avoir des coupures ponctuelles ».

Et la situation n’est pas près de s’arranger : selon les sources, la France devrait encore connaître entre trois et dix hivers difficiles.

Il est donc essentiel de prendre des mesures pour réduire durablement ses consommations d’énergie.

Dans cette optique, plusieurs démarches peuvent être entreprises, expliquent Camille Devroedt, experte RSE/​développement durable de l’Anap, et Yoann Leloutre, coordinateur du dispositif de transition énergétique et écologique en Santé (CTEES) de la Mapes (mission d’appui à la performance des établissements de santé) des Pays de la Loire.

Des « quick wins », comme les surnomme le CTEES, dans la mesure où ils permettent d’économiser considérablement sans trop investir.

Les deux experts conseillent de : 

  • Vérifier les contrats de gaz et d’électricité afin de s’assurer que les puissances souscrites sont bien en adéquation avec les besoins.
  • Contrôler que le règlement de service est bien mis en application : ce qui arrive par le réseau primaire correspond-il bien à ce qui est distribué dans le réseau secondaire (en termes de débit, de température) ?
  • Nettoyer, entretenir et vérifier les équipements, notamment ceux qui consomment beaucoup comme les VMC.
  • Régler correctement le réseau secondaire de chauffage, en fonction des besoins : les bureaux inoccupés le week-end n’ont pas besoin d’être chauffés par exemple. Pour optimiser les réglages, trois paramètres sont à prendre en compte : la loi d’eau, la programmation horaire et la température de consigne.
  • Remplacer les ampoules par des Led.
  • Installer des détecteurs de présence pour l’allumage des lampes dans certaines zones, qui peuvent réduire la facture de 30 %.
  • Isoler les réseaux, notamment les échangeurs à plaques et les points singuliers, et reboucher les trous des extracteurs de climatisation : un mètre de réseau non isolé engendre 30 euros de pertes par an.
  • Installer des robinets thermostatiques.
  • Sensibiliser les équipes à l’importance du sujet et partager les bonnes pratiques.

Des réglages et des petits travaux qui peuvent être réalisés en interne, mais aussi avec l’appui d’un conseiller ou coordinateur en transition énergétique et écologique en santé.

Pour épauler les établissements, 150 de ces CTEES sont en cours de recrutement par la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) et la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA). Ils doivent accompagner 5 000 établissements sanitaires et médico-sociaux, tous statuts confondus, d’ici à 2024.

Pour plus d’information, contacter l’Anap.

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