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Congrès des 20 ans de la FnadepaConstat pessimiste de Claudy Jarry

Les 20 ans de la Fnadepa : un congrès festif , moins couru que prévu autour du thème : "vieillesse et société un défi pour les directeurs" (*)


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Claudy Jarry est très fier du développement constant de cette fédération « de managers d‘entreprises sociales ».En 2005, la Fnadepa représente ainsi 800 adhérents et 45 000 lits/places.Pourtant festif, et convivial, comme le veut la tradition des congrès de la FNADEPA : fédération de directeurs, collègues, devenus amis, le cru 2005 arassemblé un peu moins de directeurs que prévu (160).Il salue le dynamisme des associations locales et le travail des équipes du siège marseillais dirigé par Françoise Toursière.Pour Claudy Jarry, la Fnadepa est un "réseau de proximité fondé sur les associations départementales adaptées au mouvement de décentralisation. Ce réseauest aussi impartial politiquement "«Nos adhérents ne peuvent « se contenter d’interventions ou communications polémiques et racoleuses. », précise Claudy Jarry.Il estime que « l’adhésion à la Fnadepa est exigeante, il s’agit de participer directement et concrètement à la vie d’une organisation » : commissions, travaux, expertises…Le congrès 2005 avait pour thème « Vieillesse et société : un défi pour les directeurs d’EHPAD ». Claudy Jarry estime que le vieillissement est social et culturel avant d’être biologique.Il cite volontiers le dr Jean Maisondieu lorsqu’il s’interroge :« Comment peut-on être heureux quand on est vieux ? Il faut une force d’âme peu commune pour devenir un vieillard serein, sans regret, sans appréhension. Tourner la page d’une vie entière, sans pleurer sur les amours perdues, sans jalouser les plus jeunes, sans trembler à l’idée de la tombe qui attend, est uen performance à laquelle notre civilisation ne nous prépare pas. Angoissé ou délaissé, isolé dans la détresse, comment le vieil occidental ne perdrait-il pas la tête ? ».Les directeurs, les professionnels sont venus partager leurs expériences pour le maintien voire le développement du lien social auprès de ces très vieilles personnes.Marie-Christine Ingrao-Leray de la maison de retraite Nte Dame des Cèdres près de Besançon présente de belles images des malades Alzheimer qui vivent dans l’établissement : images d’échange, de regards, de sourires, de mains serrées, de jeux…Béatrice Bizet raconte l’histoire du journal de son établissement écritpar les résidents, les personnels, les familles... : satisfaction de recevoir cette oeuvre collective individuellement, participation volontaire à ces "concentrés de vie".René Le Boucher, de la Fondation la maison des champs, propose au sein de son service d’aide à domicile parisien, quelques jours de vraies vacances, à la mer. Cette expérience qui se renouvelle d'elle-même, donne soudain l’occasion à de très vieux voisins, de se téléphoner, tous les jours, à leur retour.Quant à Henry Naudet des Petits-Frères des pauvres, il réfléchit à la citoyenneté des plus âgés, mais aussi des personnes en situation de précarité qui vieillissent, soutenues par des équipes de professionnels et bénévoles, qui se relayent, inlassablement, dans la durée.



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