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Qualité & management

La citoyenneté à l'épreuve du concret dans tous les habitats

Auteur Annie De Vivie

Temps de lecture 1 min

Date de publication 12/10/2022

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#Rienpourlesvieuxsanslesvieux

Ce cri de ralliement du Collectif auto-proclamé pour la vieillesse (Cnav) traduit bien le vent qui monte : la parole des vieux.

Et comme les plus âgés, les professionnels du grand âge ne se contentent plus de paroles, de promesses, de remerciements.

Ils veulent être fiers de leurs métiers, fiers de la qualité de leur prendre soin dans des habitats, des établissements qui n’entraînent pas une sous-citoyenneté, celle des personnes aidées, mais la leur aussi.

Ces professionnels du grand âge interrogent leurs perceptions de la qualité de vie des vieilles personnes qu’ils accompagnent. Est-elle alignée sur les représentations très âgistes que nous avons tous intégrés ? 

Ils se mobilisent et se lancent dans des transformations managériales parfois importantes comme dans les services à domicile. Mais face à l’explosion des risques professionnels pointés par la Cour des Comptes, face à l’explosion des besoins d’aides non couverts, a‑t-on le choix, se demande Marc Dupont, le vice-président du réseau UNA.

Ils se préparent aux échéances au 16 octobre et au 31 décembre pour Egalim, le décret tertiaire. Ils se préparent aussi au lancement de MaPrimeAdapt’ au 1er janvier 2024.

Ils s’inscrivent à notre 15e Colloque Approches non-médicamenteuses de formation professionnelle qui a lieu dans moins d’un mois (les places partent vite). J’aurai l’occasion de les retrouver ce 18 octobre sur les enjeux intergénérationnels avec la chaire TD-TE à Paris, pour les 20 ans de l’association Alertes 38 le 27 octobre à Grenoble.

Les professionnels du grand âge veulent aligner sur leurs métiers, dans le concret des pratiques quotidiennes, au sein de services, d’établissements repensés, outillés, en démarche d’amélioration continue de la qualité. Sans triomphalisme, sans angélisme, sans défaitisme non plus.

Les maigres avancées du PLFSS 2023 actées au Conseil de la CNSA du 11 octobre ne les satisfont pas. Tous réclament un souffle, un engagement politique avec les moyens associés pour limiter les coûts de la non-qualité, de la sinistralité, via une loi structurante, structurée, financée.

Pour une mise à l’épreuve concrète, visible, dans tous les habitats de la citoyenneté des plus vieux. 

Nous demain.

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