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Qualité & management

L'odeur de l'essence

Auteur Annie De Vivie

Temps de lecture 2 min

Date de publication 19/10/2022

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Comment ne pas être sidéré par l’acuité des œuvres artistiques qui viennent percuter, éclairer, bousculer nos réalités des métiers du grand âge ?

Je pense au titre du rappeur français Orelsan, L’odeur de l’essence.

En écho cette semaine aux pénuries de carburant au point que les fédérations réclament l’inscription des professionnels du grand âge sur la liste des publics prioritaires. En attendant, le système D et l’entraide restent de mise.

En écho aux colères incendiaires, enflammées, des professionnels qui ne veulent plus être complices d’une qualité de prise en soin à l’opposé de leurs valeurs.

« L’histoire appartient à ceux qui l’ont écrite.
Plus personne écoute, tout l’monde s’exprime
 » chante Orelsan.
(…)
« L’intelligence fait moins vendre que la polémique — (parce qu’au-delà des outrances, des postures, des corporatismes, prendre soin des situations complexes, des poly-pathologies, maladies neuro-évolutives dans une démarche éthique, respectueuse de l’environnement, de la citoyenneté, des droits, dans une vraie démocratie sanitaire, une vraie transparence et non un simulacre comme le pointe le docteur Pradines… Tout cela demande un haut niveau de professionnalisme, pluridisciplinaire, à reconnaître, à financer).
(…)
P
as de solutions que des critiques.
(…)
F
aut qu’on reboot faut qu’on reset  — (c’est ce que les équipes tentent malgré tout de faire en inventant de nouveaux modèles, en déployant des techniques de prise en soin alignées sur leurs valeurs. Vous êtes tous invités le 8 novembre prochain à 18h à la soirée de remise des Labels Humanitude 2022 dont le 1er Spasad dans le cadre de notre colloque annuel sur les approches non médicamenteuses).
(…)
On s’bat pour être à l’avant dans un avion qui va droit vers le crash. »

Le crash du risque suicidaire, un « impensé sociétal » au grand âge, que la Haute autorité de santé outille.

Le crash des chiffres astronomiques des situations à risque de maltraitance des plus âgés : une personne sur six selon l’OMS, avec comme terreau l’âgisme, auquel n’échappe pas Orelsan.

Vers la fabrique du bien vieillir à laquelle s’associent des personnalités du secteur ?

Vers la prise en compte de la prévention et de l’intégration des coûts de la non-qualité dans les investissements publics ? 

Vers une loi Grand âge structurante et rentable qui élimine les irritants, les nuisances comme l’odeur de l’essence ? 

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