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Qualité & management

Pour une aide active (et politique) à bien vieillir

Auteur Annie De Vivie

Temps de lecture 2 min

Date de publication 25/01/2023

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Je me permets ici de reprendre le titre d’une tribune parue fin 2022 dans le Monde, Pour une aide active à bien vieillir”.

Signée par le conseil scientifique de l’AD-PA (Association des directeurs au service des personnes âgées) dont je fais partie, cette tribune fait bien évidemment écho à la consultation citoyenne pour la fin de vie et les réflexions autour d’une aide active à mourir.

Le ministre Jean-Christophe Combe le constate lui aussi : notre société est encore dans le déni du vieillissement, dans un âgisme profond au point de ne pas se préparer ni équiper le pays pour vieillir debout, partout, malgré tout, jusqu’au bout… en secouant les corporatismes, en définissant un service public territorial de l’autonomie avec des services, des établissements ressources, rassurants, labellisés et des financements associés.

Alors que l’incroyable enquête de Victor Castanet sur le 1ᵉʳ groupe d’Ehpad privé Orpea ressort en version augmentée, le ministre de l’Autonomie défend son bilan et lance un plan d’actions pour la moralisation du secteur, avec des états généraux de la maltraitance et un grand plan métiers du grand âge, du care, du lien, qui sera porté par la Première ministre Elisabeth Borne, et une accélération à court terme des validations des faisant fonction”.

Pour une aide active à bien vieillir, la société devra s’interroger sur la solvabilisation des services et établissement. Cette semaine, le groupe privé Philogeris partage son initiative personnelle : la rémunération des dépôts de garantie des habitants de ses Ehpad.

Pour une aide active à bien vieillir, l’amélioration continue de la qualité est requise, avec la gestion des réclamations exigée dans le référentiel HAS. Découvrez trois étapes et dix conseils pour (bien) traiter ces réclamations.

Pour une aide active à bien vieillir, la maltraitance, les situations à risque doivent être regardées, vues, analysées. Découvrez la dizaine de vidéos du groupe de travail FORAP/HAS pour analyser les pratiques en équipe, en continu.

Pour une aide active à bien vieillir, le professionnalisme pluridisciplinaire est requis face aux situations complexes à accompagner 24 heures sur 24, 7 jours 7, comme les polypathologies et le maintien des capacités restantes, la gestion des troubles du comportement, la fin de vie. Découvrez les bénéfices des interventions non médicamenteuses (INM) sur la santé par le professeur Grégory Ninot. L’Igas de son côté plaide pour une refonte de la profession infirmière et non pour la création d’une pratique avancée en gérontologie.

Il nous faut avancer, bousculer, revoir les pratiques et réponses à tous les étages, pour toutes les professions, dans un contexte difficile de tensions financières (inflations, coûts), de fatigues et de rapport au travail modifié, d’accélération des défis climatiques, démographiques.

Il est dangereux politiquement de ne rien faire quand des phénomènes comme le vieillissement s’accélère.

Pour une aide active et donc politique à bien vieillir ?

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